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Actualités 10/08/2011

L’ostéopathie pédiatrique se développe doucement à l’hôpital public


[hopital.fr]Alors que les médecines complémentaires sont de plus en plus plébiscitées par les usagers, l’ostéopathie pédiatrique se développe, notamment à l’hôpital public. Pourtant, des freins existent encore.

Pour l’ostéopathie, la situation est plutôt bonne : les usagers y sont favorables, les hôpitaux s’y intéressent de manière croissante (en témoigne l’évaluation des médecines dites complémentaires menée par l’APH-HP). D’ailleurs, une première journée de l’ostéopathie s’est tenue en juin dernier à Paris.

Pourtant il reste des freins notamment concernant l’ostéopathie pédiatrique, moins connue. Car il faut savoir que l’ostéopathie, c’est aussi pour les bébés. Pleurs, difficultés à téter… L’ostéopathie permet bien souvent d’apporter une réponse à ces désagréments, faute de réponse médicale. Pour Michèle Barrot ostéopathe qui intervient au centre hospitalier Victor Dupouy à Argenteuil et secrétaire du Collectif de développement de l’ostéopathie périnatale (CDOP), les bébés bénéficient en moyenne de trois à quatre séances d’une dizaine de minutes en moyenne.

Aujourd’hui, les praticiens exercent souvent bénévolement dans les maternités, du moins à l’hôpital public. Selon un mémoire réalisé par Catherine Garrigos-Montaron, étudiante en ostéopathie, seules 12 % des maternités (63 sur 500) ont un ostéopathe dans leur service. Et ce, même si « 76 % des interrogées se disent convaincues de l’intérêt de cette pratique pour les nouveau-nés et conseillent d’ailleurs souvent à leurs patientes d’en consulter un dès leur sortie de la maternité ».

Les freins viennent certes d’un manque de budget mais pas seulement. L’ostéopathie n’étant pas reconnu comme une profession médicale mais comme une pratique, les établissements peinent à convaincre les assurances et à définir un statut précis dans les contrats de travail. Le déficit d’information des  médecins et du personnel d’encadrement y est aussi pour beaucoup.

Mais il faut dire que l’activité est encore jeune : c’est la loi du 4 mars 2002, relative aux droits de malades, qui l’a reconnue officiellement. L’ostéopathie est une activité assez disparate avec une soixantaine d’écoles accréditées. Le ministère de la santé travaille donc sur une révision des critères d’agrément des écoles pour les rendre plus discriminants.

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