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Sage-femme

La sage-femme exerce une profession médicale. Son champ de compétence concerne la maternité : la grossesse, l’accouchement et les suites de couches physiologiques.

Présentation du métier

La sage-femme assure la déclaration de grossesse et le suivi médical de la grossesse (examen clinique, échographie, surveillance du fœtus, dépistage des facteurs de risque ou des pathologies) prévention du risque médico-psycho-social ainsi que de l’accompagnement psychologique de la future mère et les séances de préparation à l’accouchement. La sage-femme a un droit de prescription (antibiotiques, contraceptifs, examens complémentaires).

Elle a la responsabilité du déroulement de l’accouchement normal, depuis le diagnostic de début de travail jusqu'à la délivrance.
Après la naissance, elle dispense les soins au nouveau-né et pratique, si nécessaire, les premiers gestes de réanimation avec le médecin. Elle surveille la santé de la mère dans les premiers jours suivant la naissance, lui apporte les informations sur la contraception et la conseille sur l’hygiène et l’alimentation du bébé. Ainsi la sage-femme joue-t-elle un rôle essentiel auprès des femmes, en assurant un environnement favorable en termes de sécurité psychologique et médicale de la naissance.
Ce métier est ouvert aux hommes.

La sage-femme engage sa responsabilité professionnelle à l’égard des patientes dans la pratique de son art. Son exercice requiert une bonne résistance physique et psychologique.
A l’heure actuelle, 16550 sages-femmes exercent en France, dont 1% d’hommes.

Études préparant au diplôme

Le diplôme d’Etat de sage-femme est un diplôme de l’enseignement supérieur délivré par les unités de formation et de recherche (UFR) de médecine des universités habilitées à cet effet. La formation préparant à ce diplôme est dispensée dans des écoles spécialisées agrées et rattachées à la maternité d’un centre hospitalier.

Accès

L’admission dans les écoles de sages-femmes est subordonnée au classement en rang utile à l’issue des épreuves de l’examen organisé en fin de première année du premier cycle des études médicales.

L’admission définitive est subordonnée à la production d’un certificat médical émanant d’un médecin agréé attestant :

que le candidat est physiquement apte à suivre la formation et à exercer la profession de sage-femme et que l’examen, orienté notamment vers le dépistage des troubles psychopathologiques, n’a mis en évidence aucune manifestation morbide ;

que le candidat répond aux obligations vaccinales en vigueur contre la tuberculose, la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, et l’hépatite B.

Formation

En cinq années (une année validée du premier cycle des études médicales + quatre années en école).
Les études de sage-femme sont organisées en deux phases de deux années chacune et comportent des enseignements théoriques, pratiques et cliniques.

La première phase

La première phase met l’accent sur la connaissance de la physiologie et vise à donner aux étudiants une maîtrise de l’obstétrique normale. A l’issue de ces deux années, l’étudiant sera notamment capable d’assurer la surveillance clinique et paraclinique d’une grossesse normale, d’un travail normal et de pratiquer un accouchement sans risque prévisible.

Les enseignements théoriques, d’une durée de 27 semaines, sont répartis en deux groupes. Les matières du premier groupe sont directement liées à l’exercice de la profession (obstétrique, gynécologie, pédiatrie…) tandis que celles du deuxième groupe sont plus générales et permettent l’acquisition d’une culture médicale (anatomie, santé publique, pathologie et démarche clinique…).

A l’enseignement théorique s’ajoutent des enseignements cliniques -d’une durée de 54 semaines- rattachés aux matières du premier groupe : stages (en première année, dans les services de médecine, maternité et chirurgie ; et, dès la deuxième année, en gynécologie obstétrique, pédiatrie et néonatalogie), gardes, groupe de raisonnement clinique.

La validation des enseignements se fait par un contrôle continu portant sur chaque unité d’enseignement théorique et clinique. L’admission dans l’année supérieure est subordonnée aux résultats de l’évaluation continue de l’année précédente.
A la fin de la première phase, le passage en première année de deuxième phase est subordonné :

  • à la validation des enseignements du second groupe par le contrôle continu ;
  • à la validation des enseignements du premier groupe, par un système mixte combinant contrôle continu et examen final.

Cet examen final comporte des épreuves écrites et des épreuves pratiques pour la validation de l’unité d’enseignement clinique (réalisées dans le cadre de l’obstétrique physiologique, c’est à dire la femme enceinte, accouchée et/ou le nouveau-né). Les stages effectués doivent aussi faire l’objet d’une validation. Les étudiants peuvent préparer une maîtrise en sciences biologiques et médicales (validation de trois certificats) dès la deuxième année de la première phase.

La deuxième phase

L’enseignement de la deuxième phase est aussi réparti en deux groupes. Il vise à permettre aux futures sages-femmes de reconnaître immédiatement la pathologie et d’agir en conséquence, puisque les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de prévention. A l’issue de cette phase, l’étudiant devra notamment être capable de dépister les situations à risque médical, psychologique et social au cours de la grossesse, de prévenir, d'informer, et d'éduquer dans les domaines de l’obstétrique, de la gynécologie et de la pédiatrie.
L’enseignement théorique est d’une durée totale de 24 semaines et l’enseignement clinique de 51 semaines.

Le passage de la première à la deuxième année de la deuxième phase est prononcé au vu des résultats du contrôle continu.

A la fin de la deuxième année, la validation des enseignements se fait :

  • pour les matières du second groupe par contrôle continu ;
  • pour les matières du premier groupe, par un système mixte combinant contrôle continu et examen final. Cet examen comporte des épreuves écrites (en gynécologie et pédiatrie par exemple), des épreuves orales (en obstétrique et législation professionnelle) et une épreuve clinique, impliquant la détermination d’un diagnostic, d’un pronostic et la conduite à tenir chez une femme enceinte, accouchée et/ou un nouveau-né. Les stages font aussi l’objet d’une validation.

De plus, lors de l’examen final, un mémoire doit être présenté. C’est un écrit individuel respectant une méthodologie de recherche et portant sur un sujet en lien avec la maternité.

L’écrit et la soutenance du mémoire sont évalués et notés.

Délivrance du diplôme d’Etat

Le diplôme d’Etat de sage-femme est délivré aux étudiants qui ont validé :

  • les unités d’enseignement des deux phases ;
  • les stages ;
  • le mémoire.

Poursuivre une formation après le diplôme

Les sages-femmes peuvent préparer un Master en santé publique qui leur permet d’accéder à une carrière dans la recherche. Ce cursus est désormais facilité puisque les étudiants sages-femmes ont la possibilité de s’inscrire à des certificats de Maîtrise de sciences biologiques et médicales, à partir de leur deuxième année d’études.

Elles ont aussi accès à des diplômes universitaires tels que " droit médical " ou " échographie obstétricale ".

Elles peuvent suivre la formation menant au diplôme d’Etat de puéricultrice, infirmier anesthésiste et infirmier de bloc opératoire.

Elles bénéficient de dispenses de scolarité pour les études :

  • de masseur-kinésithérapeute (dispense de première année) sous réserve d’avoir satisfait à l’examen de passage en deuxième année ;
  • d’ergothérapeute (dispense de premier cycle) sous réserve de réussite à l’examen organisé en fin de premier cycle ;
  • d’infirmier (dispense totale : les sages-femmes peuvent se présenter directement aux épreuves du diplôme d’Etat), sous réserve d effectuer un stage à temps complet de soins infirmiers d’une durée de deux semaines.

Les sages-femmes peuvent accéder de plein droit en licence de sciences de l’éducation ou en licence de sciences sanitaires et sociales.

Carrière

La sage-femme peut exercer dans le secteur public (hôpital et PMI), privé et en ville comme sage-femme libérale.

Dans le secteur public, les rémunérations nettes s’élèvent au 01/01/2013 à 1.778 € mensuelles, pour une sage-femme de classe dite normale en début de carrière, à 2.761 € pour une sage-femme de classe supérieure en fin de carrière (hors prime de service annuelle).
Les rémunérations des sages-femmes cadres (co-responsable d’un service de maternité) vont de 2.724 € mensuel en début de carrière à 3.360 € pour la fin de carrière des cadres supérieurs.
 

Les sages-femmes peuvent assurer des fonctions de direction ou d’enseignement dans les écoles de sages-femmes :

  • les enseignants doivent être titulaires du certificat cadre sages-femmes (préparé en un an à l’école de cadres sages-femmes de Dijon) ;
  • les directeurs d’école doivent être titulaires du certificat cadre et passer avec succès le concours permettant d’exercer les fonctions de directeur d’école.

Exercice

Comme les autres professions médicales, les sages-femmes relèvent d’un code de déontologie professionnel et doivent justifier, pour pouvoir exercer, de leur inscription au conseil national du conseil de l’ordre des sages-femmes.

Le diplôme d’Etat français permet aux sages-femmes d’exercer leur profession au sein de l’union européenne.

Renseignements complémentaires

Conseil national de l’Ordre des sages-femmes

168, rue Grenelle – 75007 PARIS
Tél : 01 45 51 82 50
www.ordre-sages-femmes.fr

Association nationale des étudiants sages-femmes : www.anesf.com (ANESF)
E MAIL : anesf_le_mail@yahoo.fr

Pour en savoir plus : le portail des métiers du ministère de la santé