Aller au contenu
Trouver un établissement


Médecin

Le médecin accompagne l’individu aux différents âges de la vie aussi bien lorsqu’il est bien portant (prévention, conseils sanitaires, certificats médicaux) que lorsqu’il est malade. Le médecin est confronté aux difficultés sociales, aux bouleversements de la société, c’est un pivot essentiel pour l’équilibre de la population.

Présentation du métier

Son activité est exercée dans le respect des personnes sans discrimination liée à leur état, leur conviction ou leur origine. Les patients doivent être informés de leur état de santé, des décisions de traitement envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. L’activité médicale s’exerce sous couvert du secret professionnel et dans le respect de l’honneur et de la probité.

Le médecin peut se consacrer totalement aux diagnostics et aux soins mais il peut aussi participer à l’enseignement, à la recherche. Il est dans tous les cas soumis à des tâches de gestion.

Lorsqu’il se consacre aux diagnostics et aux soins le médecin peut exercer son activité soit en libéral (cabinet, clinique ….) soit en milieu hospitalier.
Nous approcherons plus particulièrement ce dernier mode d’exercice.

A partir de 1958, les centres hospitaliers et universitaires (CHU) permettent la liaison entre l’hôpital et l’université avec un partage d’exercice entre l’enseignement et le soin.

La médecine hospitalière est une médecine plus technique et spécialisée que la médecine générale de ville ; le médecin hospitalier, s’il travaille en réseau avec l’extérieur, va surtout utiliser le plateau technique public ( laboratoire, imagerie médicale…)

Le médecin hospitalier est souvent un spécialiste, il exerce alors ses foncions en :

  • chirurgie : orthopédie traumatologie, chirurgie viscérale et digestive, oto-rhino laryngologie, gynécologie-obstétrique, urologie, ophtalmologie, neurochirurgie… ;
  • anesthésie, réanimation chirurgicale ou médicale ;
  • médecine : pédiatrie, néonatologie, radiothérapie, cancérologie, dermatologie, stomatologie, cardiologie, néphrologie, psychiatrie adulte ou infantile, gériatrie, médecine interne, dans les services d’urgences, les SAMU-SMUR

Mais il peut également exercer en médecine générale.

Retrouvez l’ensemble des définitions de spécialités médicales dans Le Dico médical

Etudes

Le baccalauréat est nécessaire pour accéder aux études médicales. Une série scientifique est presque indispensable, une mention est très souhaitable. De nombreux étudiants suivent une préparation en dehors de la faculté avant le passage de l’examen concours de première année.

Les études médicales sont divisées en trois cycles :

Premier cycle des études médicales : 2 ans

L’examen de fin de première année est très difficile, car le nombre d’étudiants admis à poursuivre les études médicales est limité au niveau national par le ministre de la Santé 7000 à 7500 places pour les années à venir pour compenser le départ en retraite des médecins du baby-boom dans la période 2005-2015. Une initiation aux fonctions hospitalières est donnée pendant la deuxième année. La formation théorique dispensée pendant ces deux années associé des matières scientifiques et médicales.

Deuxième cycle des études médicales : 4 ans

L’étudiant reçoit une formation médicale théorique à la faculté et pratique à l’hôpital. Cet enseignement est modulaire avec un contrôle de connaissance à la fin de chaque module.
A partir de l’année universitaire 2003-2004, à la fin de la quatrième année du deuxième cycle, l’étudiant est soumis à un examen national classant qui va permettre d’accéder au troisième cycle des études médicales et en fonction du rang de classement de choisir une spécialité.

3ème cycle des études médicales : 3 à 5 ans

La médecine générale devient une spécialité. La durée du troisième cycle varie en fonction de la spécialité choisie. La formation pratique à l’hôpital est largement prédominante mais il existe une formation théorique complémentaire. C’est pendant ce cycle que le médecin en formation peut s’initier à la recherche. Le médecin en formation va réaliser un travail personnel de rédaction d’une thèse de troisième cycle lui permettant d’obtenir un doctorat d’état en médecine nécessaire à l’inscription à l’ordre des médecins et à l’exercice de la médecine. L’enseignement de la spécialité médicale ou chirurgicale est clôturé par l’obtention d’un diplôme d’enseignement spécialisé. Ce troisième cycle est appelé internat par référence au système précédent qui permettait l’accès à la spécialité par la présentation volontaire et réussie au concours de l’internat.

L’accès aux carrières hospitalières et l’exercice de nombreuses spécialités médicales et surtout chirurgicales est subordonné à des fonctions hospitalières et d’enseignement. A l’issue de « l’internat », qui dure 4 ou le plus souvent 5 ans, le médecin a, pendant cette période dite de post-internat de 2 à 4 ans, un double statut hospitalier et universitaire. C’est pendant cette période que le médecin peut choisir de s’orienter vers une carrière hospitalo-universitaire associant des fonctions de soins, d’enseignement et de recherche. Il lui sera nécessaire le plus souvent d’obtenir un doctorat en science et d’effectuer un stage clinique et de recherche à l’étranger ( le plus souvent dans un pays anglophone – Royaume-Uni ou États Unis pour parfaire son anglais médical nécessaire aux communications dans les revues ou congrès internationaux).
Il s’agit donc d’études longues (10 à 15 ans), difficiles (nombreux examens), mais réalisées pour une bonne part en alternance avec des fonctions hospitalières passionnantes permettant un contact humain valorisant avec les patients et l’ensemble des personnels soignants hospitaliers.

Dès la deuxième année du deuxième cycle d’études, les étudiants en médecine perçoivent des indemnités dont le taux annuel brut varie entre 1 486 et 3 219 euros.

A partir du troisième cycle, ils perçoivent une rémunération dont le taux annuel varie de 15 955 à 24 500 euros selon leur année d’étude, à laquelle il convient d’ajouter des indemnités de sujétions et l’indemnisation des gardes, ainsi que dans certains cas des majorations pour logement et /ou nourriture.

Statuts

Les principaux statuts hospitaliers sont :

  • praticien hospitalier : accession par concours au corps des praticiens hospitaliers – exercice à temps plein ou temps partiel ; les praticiens temps partiel peuvent exercer une activité en dehors de l’hôpital ;
  • assistant des hôpitaux : fonctions temporaires et contractuelles ;
  • praticien attaché : fonctions contractuelles ;
  • praticien contractuel : fonctions temporaires et contractuelles.

Les principaux statuts universitaires sont :

  • professeur des Universités – concours – agrégation ;
  • maître de conférences des Universités.
  • chef de clinique, praticien hospitalo-universitaire – fonctions temporaires

Carrière

Les rémunérations des médecins hospitaliers non universitaires se fait par échelon :

Rémunération nette mensuelle au 31/08/2010 (primes spécifiques et indemnités de gardes non incluses)

  • pour les temps plein, entre 3.816 € et 6.630 € net suivant les échelons;
  • pour les temps partiel (à 6 demi- journées par semaine) les salaires varient entre 2.017 € et 3.762 € ;
  • un praticien attaché à temps plein (10 demi- journées) percevra selon son échelon entre 2.068 € et 3.852 €;
  • les rémunérations des assistants varient selon qu’ils sont généralistes ou spécialistes entre 1.868 € et 2.400 € pour un généraliste et entre 2.152€ et 2.658€ pour un spécialiste ;
  • les rémunérations des praticiens adjoints contractuels varient entre 1.868 € et 3.232 €.

Pour en savoir plus : le portail des métiers du ministère de la santé