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Actualités 04/01/2010

Lutte contre les infections nosocomiales : des résultats toujours en hausse


[hopital.fr] Le bilan 2008 des infections nosocomiales en milieu hospitalier est encourageant : en moyenne, une baisse quinze points et de plus en plus d'établissements mobilisés sur la prévention. Des résultats prometteurs quand on sait que les infections nosocomiales provoquent plus de 3.500 décès chaque année.

Les infections nosocomiales sont des infections contractées dans un établissement de santé. Elles sont à l'origine de plusieurs contaminations comme la pneumopathie et des infections généralisées ou de type urinaire, pulmonaire, post-opératoire ou virale. L'hôpital est un lieu favorisant pour la circulation des bactéries et le développement de germes particulièrement résistants, notamment aux antibiotiques les plus utilisés. Si les infections nosocomiales ne sont pas toutes évitables, elles peuvent être prévenues par des mesures d'hygiène comme le lavage des mains, l'utilisation de gants et de masques, la désinfection du matériel ou, encore, l'isolement des malades susceptibles de propager l'infection. Il s'agit également de modifier le comportement du personnel hospitalier - qui peut parfois sous-estimer les risques - et d'être plus vigilant lors du transfert des patients dans un autre établissement ou service.

Les résultats 2008 sont en net progrès avec un recul des infections nosocomiales de 15 points en moyenne. La diminution concerne surtout les infections du site opératoire - celles qui sont à staphylocoques dorés résistant à la méticilline (antibiotique) - et des accidents exposant au sang. Près des deux-tiers des établissements se mobilisent en réalisant des enquêtes d'incidence. On remarque aussi une grande amélioration des pratiques en matière d'hygiène, et plus particulière celle des mains.
Le tableau 2008 de bord des infections nosocomiales présente les résultats de chaque établissement de santé mobilisé dans la prévention des infections associées aux soins. L'évaluation est effectuée à l'aune de cinq indicateurs : l'engagement de l'établissement, l'hygiène des mains, la surveillance des infections du site opératoire, l'optimisation des traitements antibiotiques et, enfin, les mesures de prévention de la diffusion des SARM (bactérie multi-résistante aux antibiotiques et souvent à l'origine des infections nosocomiales). Le score agrégé de ces indicateurs mesure le niveau de performance de 2.812 établissements suivant une échelle de A à E. Résultat : 32 % sont classés en catégorie A, 39 % en B, 26 % en C. Ces résultats sont accessibles à tous sur le site du ministère de la santé et des sports (www.sante.gouv.fr) à l'entrée "infections nosocomiales" de la rubrique "dossiers de A à Z".

A compter de janvier 2010, les établissements devront publier tous les ans les résultats des cinq indicateurs du tableau de bord des infections nosocomiales et des cinq indicateurs de qualité de la prise en charge. Le plan stratégique 2009-2013 de prévention des infections associées aux soins entend relever trois objectifs : étendre ces mesures de prévention aux structures médico-sociales et aux soins de ville, les adapter à chaque secteur de soins et intervenir au niveau régional avec l'appui des agences régionales de santé créées par la loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (HPST).

Pour plus de renseignements :
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/DP_IN_indicateurs_decembre09.pdf

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