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Actualités 26/05/2014

Hospitalisation : trop d’inégalités dans les tarifs

[66millionsd'impatients] - Une étude que le CISS rend public avec 60 millions de consommateurs et Santéclair montre qu’en matière d’hospitalisation, les modes de facturation restent très opaques. Le CISS appelle les pouvoirs publics à de nécessaires ajustements.

Tarifs d’hospitalisation, prix de la chambre particulière, dépassements d’honoraires… Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a publié le 22 mai avec la revue 60 millions de consommateurs et la société Santéclair, filiale de plusieurs organismes complémentaires, une étude sur les coûts facturés aux patients lors d’une hospitalisation. Ces trois organismes ont fondé ensemble l’Observatoire citoyens des restes à charge qui publie là sa troisième étude sur le coût des soins après s’être intéressé aux tarifs des consultations médicales et des soins dentaires.

Des dépenses largement couvertes… en général

L’hospitalisation représente près de la moitié de nos dépenses de santé. Ce poste est en général bien couvert par l’Assurance maladie et les organismes complémentaires. Selon les chiffres publiés par l’Observatoire, la somme restant à la charge du patient n’est en moyenne que de 26 € par séjour s’il dispose d’une couverture complémentaire. C’est peu face aux coûts de l’hospitalisation. Il n’en demeure pas moins que le mode de financement de l’hospitalisation soulève de nombreuses questions quant aux inégalités qu’il génère.

Inégalités entre patients, d’abord, dont certains, mal couverts peuvent se retrouver avec des restes à charge de plusieurs milliers d’euros après leur séjour. Les personnes n’ayant pas souscrit un contrat de complémentaire sont certes peu nombreuses en proportion (moins de 10 %) mais ça représente malgré tout plusieurs millions de personnes. Le reste à charge qu’elles encourent lors d’une hospitalisation est supérieur à 500 € en moyenne, selon les données de l’Observatoire.

Le grand écart des tarifs dans les hôpitaux publics

Inégalités, ensuite, selon l’établissement public fréquenté. Pourquoi ? Parce que le tarif journalier de prestation (TJP) établi par chaque hôpital et qui sert de base au calcul du ticket modérateur (équivalant à 20 % du tarif journalier) à la charge du patient ou de sa mutuelle, est défini de manière totalement opaque. En médecine générale par exemple, pour une même prestation, il peut varier d’environ 500 € euros à 2230 € selon l’établissement !

Inégalités enfin, selon que les soins sont dispensés dans le public ou dans le privé. La tarification opaque et fluctuante de la participation au coût des soins dans le cadre de l’hôpital public aboutit à des tarifs qui sont souvent plus élevés qu’en cliniques privées où les coûts liés à la chambre particulière et aux honoraires des praticiens impactent de façon bien plus importante la facture de l’usager ou de sa complémentaire...

Lire la suite sur le site 66millionsdimpatients.org.

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