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Actualités 27/03/2014

Allergies : ouverture d’une consultation d’urgence au CHRU de Nancy

[Reseau-chu] - A Nancy, l’ouverture d’une consultation d’urgence d’allergie vient compléter l’offre de soins spécialisés proposée aux adultes et enfants souffrant d’allergies alimentaires, respiratoires, médicamenteuses, de contact, professionnelles ou encore causées par une piqûre d’hyménoptère (abeille, guêpe…).

Une fois le diagnostic posé par les médecins des urgences hospitalières, les personnes victimes d’une réaction allergique grave sont dirigées vers l’unité d’allergologie. Objectifs : faciliter les investigations pour en déterminer l’origine, rassurer et apporter tous les conseils spécialisés.

Placée sous la responsabilité du Pr Annick Barbaud, l’allergologie adulte est située dans le bâtiment des spécialités médicales Philippe Canton ; l’activité pédiatrique est, quant à elle, assurée à l’hôpital d’Enfants et coordonnée par le Dr Pascale Dumond.

En février 2014, une consultation allergologique d’urgence a été mise en place pour les adultes. La personne admise aux urgences du CHRU suite à une réaction anaphylactique – réaction allergique très grave - est incitée à consulter l’unité d’allergologie dans les 72 heures. « Voir au plus vite le patient permet de déterminer au mieux ce qui a déclenché le choc, explique le Pr Barbaud. On rassemble d’abord un maximum d’informations sur les circonstances de l’accident pour orienter le choix des tests : menu pris au restaurant, médicament utilisé, etc. La consultation permet aussi de rassurer la personne face à une situation souvent anxiogène et de la conseiller sur le bon usage de la trousse d’urgence en cas de nouveau choc. » La personne allergique peut également être orientée vers cette consultation par son médecin traitant.

Les plateaux d’allergologie adulte et enfant sont articulés autour du même principe : des bureaux de consultation et des boxes individuels où sont réalisés les tests cutanés, juste à côté du secteur d’hospitalisation de jour où se déroulent les tests de réintroduction, facilitant ainsi la surveillance des personnes en cas de réaction allergique.

Allergies alimentaires

Les allergies alimentaires représentent une part importante des consultations et hospitalisations de jour de l’enfant dans l’unité d’Allergologie pédiatrique du CHRU : leur fréquence a tendance à augmenter avec une atteinte de 6 à 8% des enfants. L’accès rapide à la consultation est facilité pour les nourrissons et les patients ayant présenté une réaction allergique récente. 

« Chez les nourrissons, les allergies les plus fréquentes sont le lait et l’œuf, liste le Dr Pascale Dumond ; celles à l’arachide et aux fruits à coque sont davantage présentes chez les plus grands. Symptômes possibles : dermatite atopique, troubles digestifs chez le nourrisson, mais aussi réactions immédiates de type urticaire, œdème, vomissement, rhino-conjonctive, asthme ou malaise. »

L’exploration de ces allergies passe par des tests cutanés et des tests de provocation orale. L’équipe utilise de véritables morceaux d’aliments préparés et conditionnés de manière spécifique par le laboratoire de l’aliment du CHRU de Nancy, afin d’éviter que l’échantillon ne soit contaminé par d’autres allergènes, risquant ainsi de fausser les résultats. Quant aux tests de réintroduction, ils doivent être réalisés sous surveillance hospitalière par une équipe entraînée, à proximité d’un service de réanimation pédiatrique.

Les allergies alimentaires impliquent la mise en place d’un projet d’accueil individualisé pour l’enfant en collectivité, avec prescription d’une trousse d’urgence. Le rôle de la diététicienne spécialisée est primordial pour expliquer le régime à suivre. Dans certaines situations, l’angoisse de la réaction allergique potentielle peut nécessiter l’intervention d’une psychologue auprès de l’enfant allergique et de sa famille.

Avec l’âge, une guérison spontanée est le plus souvent observée pour les allergies au lait, au blé et à l’œuf ; lorsqu’elles persistent, des protocoles de tolérance sont proposés : ils consistent à donner à l’enfant des quantités progressivement croissantes de l’aliment afin d’aider l’organisme à développer une tolérance. « Les allergies à l’arachide et aux fruits à coque se maintiennent dans le temps, mais des protocoles de tolérance seront sans doute amenés à se développer de plus en plus », précise le Dr Dumond.

 

Article intégral à lire sur Réseau-CHU.org.

 

 

 

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