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Freins et acquis

Coopération médecine de ville/hôpital

L’articulation entre secteurs hospitalier et ambulatoire est un des enjeux majeurs de l’HAD car cela doit permettre à l’hôpital de se recentrer sur ses missions propres.

Mais il faut dire que le secteur libéral connaît assez mal l’HAD : seulement 5 % des admissions sont demandées par un médecin généraliste.

La Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD) se fixe comme priorité le « rapprochement hospitaliers-libéraux » avec pour principaux sujets de discussion  la rémunération, la tenue du dossier patient, la participation à la permanence des soins (24heures/24) à laquelle le médecin libéral n’est pas habituée.

Une expérimentation de la télémédecine

Suivi du dossier patient, planning, facturation des achats, gestion de la pharmacie… Les technologies de l’information sont largement mises à contribution avec la HAD. Aux forts besoins en logiciels s’ajoutent ceux en télésurveillance. En effet, il faut compter avec des systèmes de téléalarmes déclenchées par le patient et la surveillance audiovisuelle à domicile.

De façon plus générale, la télémédecine incluant le télédiagnostic, la téléconsultation et la téléassistance est promise à un bel avenir.

Limites

Souvent qualifié de secteur d’avenir et d’excellence du système de soins parce qu’elle répond à l’évolution du système de santé français, l’HAD est loin d’atteindre l’objectif affiché par le gouvernement des  150 000 places pour 2010.

En outre, quatre activités  ne sont pas assez développées : la chimiothérapie, l’obstétrique compliquée, les soins pour les enfants souffrant d’un cancer et les soins pour ceux souffrant de malformations à la naissance qui vont devoir rester des mois hospitalisés.

Il faut dire que la répartition de l’offre est très inégale sur le territoire avec une implantation plutôt urbaine et francilienne. L’Ile-de-France concentre en effet un tiers des places et près de la moitié de l’activité.

Bien qu’étant financièrement attractive, l’offre d’hospitalisation à domicile n’a pas encore démontré qu’elle permettait de réduire les dépenses de santé.



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