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Manipulateur en électroradiologie médicale

Le manipulateur d’électroradiologie médicale est un professionnel de santé qui, sur prescription et sous la responsabilité d’un médecin, participe directement à la réalisation des explorations relevant de l’imagerie médicale (radiologie classique, scanographie, I.R.M,) de la médecine nucléaire (scintigraphie thyroïdienne, scintigraphie osseuse, etc…) et de l’électrophysiologie (électroencéphalogramme, etc…) ou à des traitements (radiologie interventionnelle, radiothérapie).

Associant prise en charge du patient, réalisation de soins liés aux explorations, dans le cadre des ses attributions réglementaires et mise en œuvre de dispositifs de haute technicité, le manipulateur a un double rôle : soignant et médico-technique.
En 2006, 24.512 manipulateurs exercent en France ; 73 % sont des femmes.

Etudes préparant au diplôme

Actuellement, il existe deux filières de formation en 3 années après le baccalauréat :

  • l'une, qui mène au diplôme d'Etat relevant du Ministère de la Santé, se fait au sein d'Instituts de Formation implantés généralement dans des Centres hospitaliers universitaires (CHU) ;

  • l'autre, qui conduit au diplôme de Technicien Supérieur en Imagerie Médicale et Radiologie Thérapeutique, est préparée dans des lycées relevant du Ministère de l'Éducation nationale.

Malgré un intitulé différent, ces deux diplômes, équivalents sur le plan légal et réglementaire, permettent d'exercer la profession de manipulateur d'électroradiologie médicale (dénomination officielle).

1. Le Diplôme d'Etat (D.E.)

Accès

La formation est ouverte aux candidats âgés d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission et justifiant :

  • de l’obtention du baccalauréat français ou d’un titre équivalent, ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’entrée à l’Université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires,
  • ou d’une expérience professionnelle de cinq ans ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale ;

ayant satisfait aux épreuves d’admission qui comprennent :

  • une épreuve de biologie, d’une durée d’une heure trente minutes, notée sur 20,
  • une épreuve de physique-chimie, d’une durée d’une heure trente minutes, notée sur 20.
  • Le programme de ces deux épreuves est celui de première et terminale scientifique (hors options). Les Instituts peuvent organiser une épreuve complémentaire, tests psychotechniques, contraction de texte ou entretien. Les candidats sont admis en fonction de leur rang de classement, la note de zéro étant éliminatoire.

Admission

L’admission définitive est subordonnée à la production d’un certificat médical émanant d’un médecin agréé attestant que le candidat n’est atteint d’aucune affection physique ou psychologique incompatible avec l’exercice de la profession. Il doit notamment mentionner que la numération globulaire et la formule sanguine sont normales et attester l’absence de contre-indication à l’utilisation d’appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM), des vaccinations antidiphtérique, antipoliomyélitique, antitétanique et antityphoïdique. Il doit également préciser que le candidat a subi un test tuberculinique et que celui-ci est positif ou que deux tentatives infructueuses de vaccination par le BCG ont été effectuées.

Formation

Elle dure trois ans, répartie sur 4 444 heures d’enseignement. Elle comporte des enseignements théoriques (1 550 heures) et des stages (2 894 heures). L’évaluation est double : elle comprend des contrôles continus conjugués à des examens de passage en année supérieure.
Sont autorisés à passer dans l’année supérieure, les étudiants qui, après prise en compte des notes de l’évaluation continue et aux épreuves de l’examen de passage, ont obtenu une moyenne d’au moins 10 sur 20, sans note inférieure à 8 sur 20.

Épreuves du D.E

Pour être admis à se présenter aux épreuves, les étudiants doivent avoir effectué l’ensemble des stages de l’année et obtenu une moyenne d’au moins 10 sur 20 à ceux–ci.
Le D.E. comporte deux groupes d’épreuves indépendantes :

  • les épreuves théoriques : 4 épreuves écrites (physique, imagerie médicale, radiothérapie, médecine nucléaire), d’une durée variant entre une heure trente et trois heures, notées sur 20. La note de contrôle continu de l’année compte dans 20 % de la note total des épreuves théoriques. Sont déclarés admis aux épreuves théoriques, les étudiants qui obtiennent un total d’au moins 75 points ;
  • les épreuves pratiques : trois mises en situation professionnelle d’une durée de 25 à 50 minutes, notées sur 20.

Sont déclarés admis aux épreuves pratiques les étudiants ayant obtenu une moyenne d’au moins dix sur vingt à ces trois épreuves, sans note inférieure à 8 sur 20.
Sont déclarés admis au D.E. les étudiants admis à chaque groupe d’épreuves.

2. Le Diplôme de Technicien Supérieur (D.T.S.)

Accès

Le Diplôme de Technicien Supérieur en Imagerie Médicale est préparé soit par la voie scolaire (formation initiale), soit par la voie de la formation continue.
La formation est ouverte aux titulaires du baccalauréat général, technologique et professionnel.

Admission

Elle est organisée sous la responsabilité des recteurs, prononcée par le chef d’établissement d’accueil après appréciation par la commission d’admission constituée d’enseignants de la section et du dossier de candidature du postulant.
L’admission définitive est subordonnée à la production d’un certificat médical émanant d’un médecin agréé.

Formation

La durée des études est de 3 ans, répartie en enseignement théorique : 1.528 heures + 68 heures de soutien (physique, anatomie physiologie) et de stages : 2.518 heures. L’évaluation des acquis se déroule sous la forme du contrôle continu.
L'admission en deuxième et troisième année se fait sur avis du conseil de classe. A titre exceptionnel, le redoublement d’une année peut être prononcé.

Épreuves du D.T.S.

Diplôme national de l’enseignement supérieur
Conditions d’accès :

  • avoir été admis en formation initiale ou continue et avoir suivi la totalité de la scolarité ;
  • avoir effectué l’ensemble des stages.

Six épreuves dont plusieurs à caractère professionnel :
Le D.T.S. est délivré à tous les candidats ayant obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 10 sur 20 à l’ensemble des épreuves de l’examen affectées de leur coefficient. Le jury peut procéder à l’examen du livret scolaire et du carnet de stage du candidat.

Le candidat ajourné peut, à sa demande, conserver pendant 2 sessions le bénéfice d’une note supérieure à 10 sur 20 obtenue à une ou plusieurs épreuves de l’examen. A la session ultérieure le diplôme lui est délivré s’il obtient une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20.

Il peut aussi choisir de passer l’examen épreuve par épreuve et dans ce cas, le diplôme est délivré quand il a obtenu la note de 10 sur 20 à chaque épreuve constitutive de l’examen (pendant 5 ans).

Poursuivre une formation après le diplôme

Après quatre années d'expérience professionnelle, le manipulateur peut suivre une formation, d'une année, dans un Institut de formation de cadres de santé. Ainsi, il pourra exercer des fonctions de cadre gestionnaire dans un service d'imagerie, de médecine nucléaire ou de radiothérapie. Il pourra aussi enseigner dans un centre de formation.

Sous certaines conditions, il lui est possible d'accéder ensuite au grade de cadre supérieur. Par ailleurs, après réussite à un concours national et une année de formation à l’Ecole des hautes études en Santé publique à Rennes, les cadres peuvent devenir directeur de soins et coordonner l'activité de plusieurs services médico-techniques ou diriger un Institut de formation.
Certains diplômes universitaires peuvent être accessibles aux manipulateurs, dont la licence de sciences sanitaires et sociales ou de sciences de l’éducation.

Carrière

Le manipulateur d’électroradiologie médical évolue au cœur des nouvelles méthodes d’imagerie médicale, de médecine nucléaire et de radiothérapie (IRM, scanner, PETScan, etc). Cette profession s’exerce uniquement à titre salarial au sein des établissements de santé (hôpitaux, cliniques) mais aussi dans des centres ou cabinets d’imagerie privés.

Dans la fonction publique hospitalière, la carrière se déroule sur trois corps. Depuis le 1er janvier 2002, les manipulateurs d’électroradiologie médicale hospitaliers bénéficient de perspectives de carrières élargies, à la suite de la création des corps de cadre de santé et de directeur des soins.

La rémunération nette au 31/12/2005 se presente comme suit :

Manipulateur de classe normale :

  • Début de carrière : 1.363 €
  • Fin de carrière : 2.131 €

Manipulateur cadre de santé :

  • Début de carrière : 1.758 €
  • Fin de carrière : 2.784 €

Manipulateur cadre supérieur de santé :

  • Début de carrière : 2.474 €
  • Fin de carrière : 2.998 €

Le corps de directeur des soins de la filière médico-technique qui comprend deux grades :

  • directeur des soins de deuxième classe ;
  • directeur des soins de première classe.

Pour en savoir plus : le portail des métiers du ministère de la santé