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Troubles bipolaires
Episodes dépressifs et maniaques (ou hypomaniaques)
On distingue en général trois types de troubles bipolaires : le trouble bipolaire de type 1, de type 2 et le trouble bipolaire non spécifié. Ces trois types de troubles se différencient par la fréquence et l’intensité des épisodes maniaques dont souffre la personne bipolaire, mais dans tous les troubles bipolaires, il y a une alternance d’épisodes dépressifs sévères et d’épisodes maniaques.
Un épisode maniaque ou hypomaniaque se définit par au moins trois des symptômes suivants, pendant au moins quatre jours consécutifs :
- augmentation de l’activité ou agitation physique ;
- augmentation du désir de parler ;
- difficultés de concentration distractibilité ;
- réduction du besoin de sommeil ;
- augmentation de l’énergie sexuelle ;
- achats inconsidérés ou autres types de conduites irresponsables ;
- augmentation de la sociabilité ou familiarité excessive.
Dans certains cas, symptômes dépressifs et maniaques n’alternent pas mais apparaissent en même temps.
Ce trouble est la pathologie psychiatrique associée au plus fort risque de décès par suicide : on estime que 20% des personnes ayant un trouble bipolaire meurent par suicide. S’ajoute la mortalité liée aux maladies somatiques (alcoolisme, addictions, mauvais hygiène de vie…). Une personne bipolaire non traitée aurait ainsi une espérance de vie inférieure de 20 ans à celle de la population générale.
Origine
Il existe une vulnérabilité génétique dans le trouble : une personne dont le père ou la mère est atteint a 10 fois plus de risque d’avoir un trouble bipolaire. Les événements de vie (divorce, séparation, difficultés financières ou professionnelles) et les stress répétés (manque de sommeil, surmenage) sont aussi des facteurs précipitants.
Traitement et prise en charge
Pluridisciplinaire et adaptée au contexte, la prise en charge vise à diminuer les symptômes, les troubles comportementaux et le risque suicidaire, à prévenir les rechutes mais aussi à protéger la personne, son entourage et ses biens. Le plus souvent, la prise en charge se fait en ambulatoire. Dans ce cas, les groupes d’entraide mutuelle (GEM) et les associations d’usagers et de proches peuvent être d’une grande aide.
Le traitement de première intention est un régulateur d’humeur (thymo-régulateur) comme le lithium par exemple. Il peut être complété par un antidépresseur.
La psychothérapie de soutien est indispensable dans tous les cas.
Pour plus d’informations sur les troubles de l'humeur, consultez la brochure du Psycom75, Les troubles bipolaires.
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