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Les prises en charge sans hospitalisation

Les prises en charge sans hospitalisation sont effectuées par des structures réparties en deux niveaux : les structures d’accueil et de coordination en milieu ouvert (centres médico-psychologiques et médico-psycho-pédagogiques, centres d’accueil thérapeutiques), et les structures dont l’objectif est la réadaptation et la réinsertion du patient (appartements thérapeutiques, ateliers thérapeutiques).

Les centres médico-psychologiques

Les centres médico-psychologiques (CMP), structures implantées dans la cité en dehors d'un hôpital, sont les pivots du secteur de psychiatrie publique. Ils reçoivent en consultation toutes les personnes, que leurs troubles psychiques soient légers ou sévères, qu’elles soient adressées par leur médecin traitant ou qu’elles soient venues de leur propre initiative. Les CMP coordonnent l’accueil et les soins : consultation, soins ambulatoires, visite à domicile, hospitalisation. Ils organisent également des actions de prévention et d’accueil familial thérapeutique.

Les CMP sont le premier lieu de référence et d’implantation de l’équipe de secteur. C’est à partir d’eux que s’organisent toutes les actions ambulatoires, en articulation avec l’hospitalisation, et que s’élaborent tous les projets de structure alternative pour éviter l’hospitalisation, réduire sa durée et réinsérer le patient.

Les centres médico-psycho-pédagogiques

Les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) assurent la prévention, le dépistage, le diagnostic et le traitement des troubles neuro-psychiques et du comportement des enfants et des adolescents. Ils travaillent en liaison avec les centres de protection maternelle et infantile (PMI), les écoles, les services sociaux, les médecins libéraux et les secteurs de psychiatre infanto-juvénile. Ils ne sont pas sectorisés.

Les centres d’accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP)

Les centres d'accueil thérapeutique visent à maintenir ou favoriser une existence autonome du patient, par des actions de soutien et de thérapie de groupe. Le centre d'accueil thérapeutique peut constituer le prolongement de l'activité d'un CMP, fonctionner dans les mêmes locaux et concerner ou non les mêmes patients. Son activité se distingue de celle d'un hôpital de jour dans le mode de prise en charge et dans sa durée. Le centre d'accueil thérapeutique effectue un travail essentiellement orienté vers les relations du patient avec autrui et la reconstruction de son autonomie, au travers des gestes usuels et de divers modes d'expression. La prise en charge est généralement moins régulière et plus ponctuelle que dans un hôpital de jour, car elle est mise en œuvre à partir de la démarche du patient confronté à ses difficultés quotidiennes. Elle est généralement d'une ou de plusieurs demi-journées par semaine.

Les appartements communautaires et thérapeutiques

Ce sont des unités de soins, à visée de réinsertion sociale, mises à la disposition de quelques patients pour des durées limitées et nécessitant une présence importante, sinon continue, de personnels soignants. Ces structures concernent souvent des malades au passé psychiatrique lourd. Les appartements thérapeutiques sont situés dans la ville ou le village. Le plus souvent loués par l'établissement hospitalier ou une association conventionnée avec le service public, ils sont plus souples que le centre de postcure : suivant l'évolution démographique et les changements dans la ville, ils peuvent être aisément désinvestis et réinstallés dans un autre quartier. Plus encore que dans un centre de postcure traditionnel, la vie des patients doit tendre à se rapprocher d'une vie normale : association - dans la limite des possibilités de chacun - à l'organisation et à la gestion du quotidien à l'intérieur de l'appartement, ouverture sur la ville ou le village, soins à l'extérieur (psychothérapie en CMP, par exemple), participation à la vie locale, à des activités organisées pour toutes les populations, etc.

Les ateliers thérapeutiques

Les ateliers thérapeutiques utilisent des techniques de soins particulières (groupes ergothérapiques notamment), en vue de réhabituer le patient à l'exercice d'une activité professionnelle ou sociale. Ils correspondent à une prise en charge spécifique, qui doit être distinguée de celle assurée au sein des ateliers d'ergothérapie existant dans chaque établissement, ainsi que de l'activité médico-sociale des ESAT (établissements et services d'aide par le travail), qui accueillent des personnes handicapées.

Du fait de leur histoire, les ateliers d'ergothérapie gardent un double aspect occupationnel et thérapeutique. Ils permettent aux patients de ne pas se couper de tâches pratiques habituelles, qui leur procurent une activité manuelle et un contact avec la réalité. Ils permettent également aux patients de découvrir d'autres activités pratiques, artisanales ou artistiques susceptibles de les intéresser, de constituer un moyen d'expression et d'investissement. L'atelier thérapeutique doit se distinguer très nettement de l'hôpital psychiatrique. Implanté dans la ville ou le village, c'est un lieu de soins et de travail intégré au milieu « naturel ». Accueillant des malades adultes, les ateliers thérapeutiques fonctionnent sous contrôle médical avec des infirmiers, des ergothérapeutes et des professionnels techniciens. Ces personnels doivent travailler à la fois avec les équipes soignantes et le milieu du travail.



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