Aller au contenu
Trouver un établissement


Principe de précaution pour les nanotubes

[Panorama du médecin] Deux publications récentes renforcent les inquiétudes suscitées par les nanotubes de carbone, utilisés dans l’industrie de production, mais aussi les unités de recherche, les industries aéronautique et automobile.

La première (Poland C.A.Nature nanotechnology, 2008) montre que les nanotubes de carbone longs et droits, lorsqu’ils sont administrés à des souris en injection intrapéritonéale, entraînent une réaction similaire à celle des fibres d’amiante avec la formation d’un granulome inflammatoire, après huitjours. La deuxième (Takagi A J.Toxicol Sci. 2008), menée sur un modèle de souris transgénique à haut risque de cancer, indique un risque de mésothéliome voisin de celui de l’amiante après deux ans d’exposition (70 % d’animaux atteints). Saisi par la DGS, le Haut conseil de la santé publique estime que les études expérimentales, menées dans différents laboratoires et avec des systèmes d’évaluation différents, constituent un « signe d’alerte majeur » et recommande que la production et l’utilisation des nanotubes de carbone « soient effectuées dans des conditions de confinement strict visant à protéger les travailleurs d’une exposition lorsque ces activités présentent un risque d’aérosolisation ou de dispersion ». Par ailleurs le Haut conseil invite le gouvernement à œuvrer auprès de la commission européenne pour que les nanoparticules soient considérées comme des substances nouvelles et, à ce titre, soumises aux obligations du dispositif Reach.

Panorama du Médecin du 26 janvier 2009.



Bookmark and Share