Les services hospitaliers seraient en mesure de former 50 pédiatres de plus par an, selon la Société française de pédiatrie
La SFP a rappelé que la France était parmi les pays européens où la densité de pédiatres est la plus faible, à raison de six pédiatres, hospitaliers et libéraux, pour 10.000 enfants de moins de 15 ans.
Compte tenu de l'augmentation des naissances, du nombre insuffisant de futurs pédiatres en formation et des départs en retraite à venir, la SFP considère la situation "plus qu'alarmante à court terme", jugeant inéluctable "la disparition de la moitié des pédiatres 'libéraux' et la fermeture de plusieurs services de pédiatrie", indique-t-elle dans son dossier de presse.
La sonnette d'alarme a été tirée à plusieurs reprises ces dernières années par le Conseil national de la pédiatrie (CNDP), dont fait partie la SFP, ou des organisations de pédiatres appartenant au CNDP, rappelle-t-on.
Selon un communiqué du CNDP diffusé mi-mai, "depuis plusieurs années le nombre de postes proposés aux pédiatres en formation à l'examen classant national [ECN] stagne autour de 200".
La SFP et le CNDP estiment cependant que, dès à présent, "les services hospitalo-universitaires et les services hospitaliers agréés pour la formation des pédiatres sont en mesure de former 50 internes de pédiatrie supplémentaires par an".
C'est la mesure "simple, efficace et peu coûteuse" que propose en priorité la SFP afin d'augmenter "de façon importante, dès 2009, le nombre d'étudiants entrant dans la filière pédiatrique", qui atteindrait alors 250.
La CNDP souligne qu'étant donnée la forte attractivité de la pédiatrie auprès des étudiants, ces nouveaux postes seraient choisis en priorité.
Il s'agit d'arriver à la formation d'un nombre suffisant de pédiatres pour assurer toutes les missions leur incombant, tant au niveau hospitalier que libéral.
Selon la SFP, "si le nombre total de pédiatres a légèrement augmenté depuis cinq ans, c'est au profit de la médecine hospitalière. Les effectifs ont dû être renforcés par les exigences légitimes du plan Périnatalité, par l'intégration du travail de nuit dans le temps de travail et par l'instauration du repos de sécurité après 24 heures d'activité continue. Au final, le nombre de postes vacants est croissant (près de 400 actuellement sur tout le territoire). Pour la médecine scolaire et la protection maternelle et infantile (PMI), le déficit en pédiatres est également criant".
cd/ab/eh/APM polsan
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PARIS, 2 juin 2009 (APM)



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