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La greffe rénale même avec un organe limite double la survie des patients âgés par rapport à la dialyse

[APM] La greffe rénale, même si elle est effectuée avec un donneur limite, fait plus que doubler la survie des patients de 60 ans et plus par rapport à ceux qui restent en dialyse, montre une analyse de l'Agence de la biomédecine publiée dans Transplantation.

WASHINGTON, 3 janvier 2008 (APM) -
La proportion des patients candidats à une greffe âgés de 60 ans et plus sur la liste d'attente d'un rein augmente, de même que la proportion des donneurs potentiels d'organes âgés. Face à la pénurie, les critères d'éligibilité pour les donneurs ont été étendus. Les donneurs limites sont des donneurs qui ont l'une des caractéristiques suivantes: plus de 60 ans, des antécédents d'hypertension ou de diabète et un décès par accident vasculaire cérébral (AVC).
Les greffes avec donneur limite ont fait l'objet de nombreuses études, certaines ayant montré une meilleure survie par rapport à la dialyse, mais peu de travaux ont spécifiquement porté sur les patients âgés.
Emilie Savoye et ses collègues de l'Agence de la biomédecine ont comparé la survie de patients âgés ayant reçu un greffon rénal provenant d'un donneur limite ou pas limite et la survie de patients restant en liste d'attente.
Cette étude rétrospective a porté sur 3.001 patients âgés de 60 ans et plus enregistrés de manière consécutive sur la liste d'attente d'un rein en France entre 1996 et 2004.
Les patients non greffés avaient un risque de décès multiplié par 2,54 par rapport aux patients transplantés du même âge, quel que soit la nature du greffon. Leur risque de décès était multiplié par 3,78 par rapport à la greffe d'un organe non limite et par 2,31 par rapport à la greffe d'un organe limite.
A un an, la survie des patients était de 97,3% avec un organe provenant d'un donneur limite contre 98,1% pour un organe non limite et 91,3% pour les patients en dialyse. A trois ans, les résultats étaient similaires mais à cinq ans, les écarts augmentaient (83,6%, 91,2% et 67,4%).
"Chez les patients âgés, la greffe avec un organe provenant d'un donneur limite était associée à une meilleure survie que de rester en liste d'attente", concluent les auteurs.
Il n'existe pas encore de règles d'attribution de ces greffons limites en France qui sont souvent proposés et greffés après leur accord aux patients qui attendent depuis le plus longtemps, sans tenir compte du temps d'ischémie froide ou du degré de compatibilité HLA, notent-ils.
Ces résultats suggèrent que l'identification et l'utilisation de reins provenant de donneurs limites mérite d'être optimisée, étant donné les évolutions des caractéristiques des donneurs potentiels et des receveurs, ajoutent-ils.
(Transplantation, vol.84, n°12, pp.1618-1624)

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WASHINGTON, 3 janvier 2008 (APM)

sl/fb/APM

redaction@apmnews.com
SLLA3002 03/01/2008 14:57 ACTU



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