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Impact de la pollution atmosphérique sur des pathologies bénignes prises en charge en médecine de ville

[APM] La pollution atmosphérique peut avoir des effets à court terme sur des pathologies bénignes, comme les céphalées et les conjonctivites, prises en charge en médecine de ville, suggère une étude qui doit être présentée jeudi à la 2ème journée SOS Médecins/Institut de veille sanitaire (InVS).

"Si de nombreuses études ont montré un lien entre l'exposition à la pollution atmosphérique et la mortalité et les admissions hospitalières pour causes cardio-respiratoires, peu de résultats sont disponibles concernant les pathologies moins graves prises en charge en médecine générale", soulignent Sophie Larrieu, de la cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) Aquitaine à Bordeaux, et ses collègues.

"Cette étude est l'une des rares à avoir permis d'étudier les associations entre pollution atmosphérique et morbidité à partir de données de médecine générale, et une des premières à s'intéresser à des diagnostics bénins comme les céphalées ou les conjonctivites", ajoutent les auteurs.

L'étude a porté sur les visites à domicile qui ont été effectuées par les 60 médecins de l'association SOS Médecins dans l'agglomération de Bordeaux entre 2000 et 2006.

Elle a montré qu'une augmentation de 10 µg/m3 du taux de particules fines (PM10) dans l'air était associée dans les trois jours qui suivaient un excès de risque relatif de visite médicale à domicile de 2,7% pour pathologies cardiovasculaires, de 1,5% pour pathologies respiratoires hautes, de 2,5% pour pathologies respiratoires basses, de 3,5% pour céphalées et asthénies et de 3,5% pour éruptions cutanées et conjonctivites.

Aucun effet significatif n'a été mis en évidence pour les particules grossières. Certaines associations significatives ont en revanche également été retrouvées avec le dioxyde d'azote (NO2) et l'ozone.

Cette étude "suggère que la pollution atmosphérique peut avoir des effets à court terme non seulement sur la mortalité et les admissions hospitalières comme cela a largement été démontré, mais également sur des pathologies moins graves prises en charge en médecine de ville", concluent les chercheurs.

vdb/ab/so/APM
redaction@apmnews.com

PARIS, 14 mai 2009 (APM)



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