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Secours d'urgence

Vers une signalétique commune pour les défibrillateurs dans les lieux publics

15.7.2009

[hopital.fr] La mise en place de défibrillateurs à disposition dans les lieux publics augmente les chances de survie en cas d'accident cardiaque. Pour accroître l'efficacité de ce dispositif, la ministre de la Santé va les soumettre à un certain nombre de règles communes.

Depuis longtemps, les pays anglo-saxons ont pris l'habitude d'installer des défibrillateurs cardiaques dans les lieux publics : stades, gares, places publiques, galeries marchandes, salles de spectacles... De leur vrai nom "défibrillateurs automatisés externes", ces instruments peuvent être utilisés - en attendant l'arrivée de secours - par toute personne témoin d'un accident cardiaque. Ils disposent en effet d'un guidage vocal qui explique au fur et à mesure toute la marche à suivre. L'usage de ces défibrillateurs permet, par exemple, de faire passer de 2% à 30% le taux de survie en cas de fibrillation ventriculaire.
La France commence à rattraper son retard en la matière. Depuis quelques années, l'Etat, les collectivités, les grand organismes publics, mais aussi des entreprises privées comme les centres commerciaux, multiplient les initiatives. La Seine-Maritime a ainsi entrepris d'installer au total 800 défibrillateurs dans les communes du département. La SNCF a, pour sa part, équipé 150 gares et tous ses TGV, tandis que l'Etat a dégagé une enveloppe de deux millions d'euros pour équiper de nombreux lieux publics. L'enjeu est important lorsque l'on sait, par exemple, que plus de 500 décès se produisent chaque année en France au cours d'un exercice sportif, dont 45% avant même l'arrivée des secours.
Mais l'efficacité de ce dispositif suppose un minimum de coordination. Déjà, un décret du 4 mai 2007 a ouvert l'utilisation des défibrillateurs à des non spécialistes, tout en encadrant la pratique. Jusqu'alors, leur usage était réservé aux professionnels des équipes de secours. A l'occasion de la séance de questions au gouvernement, le 25 juin au Sénat, Roselyne Bachelot-Narquin - la ministre de la Santé - a annoncé des mesures supplémentaires.
Ainsi, un arrêté va prochainement mettre en place un système de géolocalisation des défibrillateurs. Ceci permettra notamment aux services de secours de connaître l'emplacement précis de ces équipements. Les pouvoirs publics pourront également suivre l'installation des défibrillateurs et assurer ainsi une couverture optimale des espaces publics. Ce travail de recensement s'appuiera sur les futures agences régionales de santé (ARS). De même, un autre arrêté va définir une fiche uniformisée de recueil de données. La remontée et l'exploitation de ces fiches permettront de disposer d'informations précises et nationales sur l'utilisation de ces équipements et sur leur impact en termes de santé public.
Enfin, pour faciliter l'identification de ces appareils - qui se présentent sous la forme d'un simple boîtier, comme les trousses de secours d'urgence -, la ministre de la Santé a annoncé son intention de rendre obligatoire, sur tous les emplacements, la signalétique adoptée par le Comité international de liaison de la réanimation. Celle-ci consiste en un logo représentant un cœur blanc sur fond vert, avec un éclair vert et une petite croix blanche sur le côté.

Pour plus de renseignements :
http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20090619&numTexte=34&pageDebut=10002&pageFin=10003



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