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Une découverte majeure sur le choc anaphylactique

27.6.2011

[hopital.fr] L'identification de nouveaux acteurs insoupçonnés de l'anaphylaxie chez la souris pourrait, si ces résultats sont confirmés chez l'homme, conduire à terme à une révolution dans la prise en charge d'une réaction potentiellement mortelle.

Le choc anaphylactique est une crise d'allergie hyper-aigüe. Il peut être provoqué par divers agents, comme les médicaments, les aliments ou encore les venins d'insectes. Ce phénomène se traduit par différentes manifestations qui surviennent rapidement : accélération du rythme cardiaque (tachycardie), baisse de la pression artérielle, vertiges, troubles respiratoires, vomissements, diarrhées... Il peut également exister des réactions cutanées, notamment au niveau du visage (oedèmes). Le choc anaphylactique constitue toujours une urgence vitale. Dans certains cas, il peut être mortel en quelques minutes. Le traitement se fait sous la forme d'injections d'adrénaline. C'est également ce produit qui figure dans les auto-injecteurs utilisés par les personnes allergiques aux piqûres de guêpes ou d'abeilles.

Parmi les principaux allergènes susceptibles d'engendrer cette réaction figurent en premier lieu les produits anesthésiques (environ le quart des chocs observés). Viennent ensuite les piqûre d'insectes et notamment les guêpes et abeilles (17%), les antalgiques comme l'aspirine (15%), les produits iodés (13%), les antibiotiques (9%), ou encore certains aliments susceptibles de provoquer des allergies, comme les arachides, les fruits de mer, les noix, les poissons...

Jusqu'à présent, il était admis que le processus de l'anaphylaxie faisait intervenir des anticorps très rares, les immunoglobulines E (IgE). Mais une équipe de chercheurs de l'Inserm et de l'Institut Pasteur vient de démontrer la contribution d'autres anticorps beaucoup plus fréquents - les IgC -, ainsi que des globules blancs les plus nombreux dans le sang, dans le mécanisme du choc anaphylactique. Ces éléments, jusqu'alors insoupçonnés, en seraient les acteurs majeurs.
Cette étude a été réalisée sur un modèle animal - en l'occurrence des souris - en mimant l’anaphylaxie médicamenteuse observée chez l’homme. Si ces résultats se confirment dans les études cliniques qui vont être mises en place, il s'agirait là d'une avancée décisive dans la lutte contre le choc anaphylactique. Ces résultats devraient en effet ouvrir la voue au développement de nouveaux moyens thérapeutiques.
 
Pour plus de renseignements :
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/choc-anaphylactique-les-principaux-acteurs-identifies



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