Don de gamètes
Une campagne pour « donner le bonheur d’être parent »
[hopital.fr] A travers une campagne nationale, l’Agence de la biomédecine rappelle l’importance du don de gamètes, notamment par les femmes, pour aider les couples infertiles. Il faut dire que la France est en situation de « pénurie marquée », selon les mots de la directrice générale, Emmanuelle Prada-Bordenave.
« Acheter 10 kilos de couches tous les mois, être coupé de ses potes pendant 3 ans, être dérangé toutes les 5 minutes pendant un match… Ce serait le plus grand bonheur de Xavier et de sa compagne ». C’est le slogan de l’une des affiches de la campagne d’information et de recrutement lancée par l’Agence de la biomédecine le 4 novembre 2011. Cette dernière appelle les Français à donner leurs gamètes (leurs spermatozoïdes ou leurs ovocytes) à des couples recourant à l’assistance médicale à la procréation (AMP) avec tiers donneur soit pour remédier à une infertilité soit pour éviter la transmission d’une maladie génétique grave.
Même si les donneuses sont presque aussi nombreuses que les hommes (328 contre 400), la France est en pénurie pour les ovocytes. Cela s’explique par le fait que le prélèvement chez la femme permet de recueillir 10 à 20 gamètes contre plus de 50 millions de spermatozoïdes chez l’homme. Le prélèvement est aussi beaucoup plus contraignant : une phase de stimulation des ovaires par injections sous-cutanées quotidiennes pendant 10 à 12 jours est nécessaire. Le prélèvement des ovocytes se fait alors rapidement sous anesthésie locale ou sous analgésique.
Les donneuses d’ovocytes et les donneurs de spermatozoïdes doivent être majeurs et en bonne santé, âgés de moins de 37 ans pour les premières et de moins de 45 pour les seconds.
L’Agence de la biomédecine, de concert avec les professionnels de santé, « relais incontournables », souhaite renforcer le recrutement des donneurs. Il faut dire préserver la diversité des donneurs est important pour répondre aux différents morphotypes des coupes receveurs.
Nouveautés de la loi de bioéthique
La loi de bioéthique du 7 juillet 2011 qui a maintenu les principes de gratuité et d’anonymat a supprimé toute référence au statut juridique du couple bénéficiaire. Elle oblige maintenant l’employeur à autoriser les absences des donneuses pour effectuer les examens et se soumettre aux interventions nécessaires.
D’autres mesures ne sont pas encore applicables comme la possibilité de donner pour les personnes qui n’ont pas eu d’enfant. En contrepartie, ces dernières se voient proposer la conservation d’une partie de leurs gamètes pour une éventuelle utilisation ultérieure à leur profit.
En complément des sites www.dondovocytes.fr et www.dondespermatozoides.fr, un numéro Vert est à la disposition du public, le 0 800 541 541.
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