Suicide
Un programme national d’actions contre le suicide
[hopital.fr] A l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide qui s’est déroulée samedi 10 septembre, le gouvernement lance le programme national d’actions contre le suicide 2011-2014.
Le suicide est un enjeu majeur de santé publique car si les taux de décès par suicide ont tendance à baisser dans le temps, le nombre de suicides et de tentatives de suicides reste particulièrement préoccupant. Ce sont près de 200 000 personnes qui, chaque année, font une tentative de suicide et plus de 10 000 qui en meurent. Si les victimes du suicide sont pour près des trois-quarts des hommes, les tentatives de suicide sont majoritairement le fait des femmes, surtout jeunes.
Dans les recommandations du jury de la conférence de consensus de 2000 sur « La Crise suicidaire », sont distingués plusieurs types de facteurs de risque. Parmi les facteurs primaires de risque, on trouve les troubles psychiatriques, les addictions, les antécédents personnels ou familiaux de suicide, l’impulsivité. Ces facteurs ont certes une valeur d’alerte importante mais ils peuvent être influencés par des traitements.
Un budget de 15 millions d’euros
Le programme national d’actions, qui s’inscrit dans la continuité de la Stratégie nationale d’actions face au suicide 2000-2005, est soutenu par un budget total de 15 millions d’euros. Il comporte 49 mesures regroupées en six axes :
- le développement de la prévention,
- l’amélioration de la prise en charge des personnes en risque suicidaire et de leur entourage,
- l’information et la communication autour de la santé mentale et de la prévention du suicide,
- la formation des professionnels, le développement des études et de la recherche et
- l’animation du programme au niveau local.
Un traitement interministériel de la problématique du suicide doit permettre d’agir plus efficacement en termes de prévention et de prise en charge. Une attention particulière a également été portée à certaines populations plus vulnérables au risque suicidaire, comme les jeunes adultes (première cause de décès) ou les proches de victimes de suicides. Un des objectifs majeurs du programme est également d’améliorer la qualité des données et le suivi des suicides et tentatives de suicides en population générale comme au sein de populations spécifiques (en milieu agricole, en milieu carcéral, dans le contexte professionnel…).
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