Aller au contenu
Trouver un établissement


Sécurité des patients

Tétines stérilisées à l'oxyde d'éthylène: des solutions alternatives déployées progressivement

23.11.2011

[APM] Un déploiement progressif de solutions alternatives aux biberons, tétines et téterelles (accessoires servant à l'allaitement) stérilisés à l'oxyde d'éthylène, un produit cancérigène, a été décidé à l'issue d'une réunion au ministère de la santé, a annoncé vendredi soir la direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué.
 

La réunion a été organisée vendredi en fin d'après-midi sous l'égide du DGS, Jean-Yves Grall, avec les industriels, les directions et agences concernés, à la demande du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, Xavier Bertrand, et de la secrétaire d'Etat à la santé, Nora Berra. L'objectif était d'acter les mesures opérationnelles pour l'information des établissements ainsi que la substitution des biberons incriminés.
 
 Elle fait suite à un article du Nouvel Observateur diffusé mardi sur son site internet, qui a conduit jeudi Xavier Bertrand à demander une enquête à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dont les résultats sont attendus d'ici la fin de l'année. L'APM avait déjà évoqué ce sujet en avril, rappelle-t-on.
 
 Lors de la réunion vendredi, il a été décidé un déploiement progressif de solutions alternatives (nourettes, autres biberons à usage unique ou non) permettant dès que possible le retrait des lots incriminés.
 
 Les industriels, auxquels les autorités sanitaires ont rappelé leurs obligations, se sont engagés par ailleurs à mettre en place immédiatement des cellules dédiées pour répondre à toutes les demandes des établissements de santé dont ils sont les fournisseurs.
 
 Une antenne d'appui, sous l'égide de la direction générale de l'offre de soins (DGOS), coordonnera au niveau national le dispositif, en lien permanent avec les industriels.
 
 Il a enfin été décidé une information immédiate des établissements de santé, par la DGOS, en lien avec les agences régionales de santé (ARS).
 
 L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) réalisera avant la fin 2011 les études complémentaires nécessaires.
 
 Mais, selon la DGS, il ne semble pas, en l'état des connaissances actuellement disponibles, que l'absence de suivi par les industriels de la réglementation puisse avoir des conséquences sanitaires avérées, compte tenu des durées et des doses d'exposition.
 
 

logo APM (Agence de Presse Médicale)

v Article paru le 21/11/2011

db/eh/APM polsan
 redaction@apmnews.com
 



connectez vous ou inscrivez vous pour commenter cet article

Bookmark and Share