Contraception
« Ta vie – tes droits – ta contraception »
[hopital.fr] Tel est le thème choisi pour l’édition 2011 de la Journée mondiale de la contraception (JMC) qui se déroule tous les 26 septembre. En parallèle, un rapport sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été remis ce jour à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse.
Depuis 2007, plus de 60 pays se mobilisent le 26 septembre pour informer et éduquer les jeunes à la contraception. Selon le baromètre Santé 2010 de l’INPES, plus de 91% des Françaises sexuellement actives âgées de 15 à 24 ans déclarent employer une méthode contraceptive. Cependant, c’est sous contraception qu’ont lieu les deux tiers des grossesses non prévues. La problématique des grossesses non désirées chez les jeunes reste donc importante.
« Si aujourd’hui les progrès sont importants dans le domaine contraceptif sur le plan médical et sociétal, l’adolescence et ses troubles restent les mêmes » constate le Dr Madeleine Dayan, gynécologue. Ce constat renforce l’importance des actions de prévention et d’information vers les jeunes. Cette année, la Journée mondiale de la contraception portera sur le droit à la contraception.
A l’occasion de la journée, une campagne d’affichage est menée dans les salles d’attentes des médecins généralistes, gynécologues ainsi que dans les centres de planification. Des brochures d’information sur la contraception et des préservatifs sont remis aux jeunes.
Le site dédié à la JMC est une mine d’information pour tout savoir sur la contraception et connaître les événements organisés à l’occasion de la journée mondiale. Un test de 12 questions permet à chacun de tester ses connaissances, une partie est dédiée aux différents modes contraceptifs.
La fin du « tout pilule » ?
En parallèle, un rapport sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (IVG), qui a a été remis ce matin à la secrétaire d’État à la Jeunesse, Jeanette Bougrab, par le Professeur Israël Nisand, gynécologue au CHU de Strasbourg, recommande la fin du « tout pilule » chez les adolescentes.
Face au trop grand nombre d’IVG réalisées sur des mineures, le Pr Israël Nisand préconise un changement radical de politique contraceptive pour les adolescentes. Pour ce dernier, le dogme « tout pilule » a fait son temps et a montré ses faiblesses. Il recommande l’utilisation d’implants ainsi qu’un accès anonyme et gratuit à la contraception sur l’ensemble du territoire. Pour le gynécologue, la gratuité et l’anonymat de la contraception ne sont garantis que dans les centres de planning. Or quatre jeunes femmes sur cinq habitent à plus de 100 km d’un centre de planification. De plus, l’IVG est anonyme et gratuite, la contraception d’urgence aussi, mais pas la contraception, ce qui est pour lui une aberration.
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