Santé publique
Neuf jeunes de 16-25 ans sur 10 se déclarent en bonne santé, selon une étude
Cette première édition de la conférence biennale, qui s'inscrit dans le plan santé des jeunes, a réuni jeudi au ministère de la santé tous les acteurs concernés par la prévention et la promotion de la santé chez les jeunes, en présence de Roselyne Bachelot.
Parmi les jeunes qui se déclarent en mauvaise santé, quatre sur 10 disent souffrir d'une maladie chronique. Allergie, asthme, migraines, maladie de peau, maux de dos et dépression sont les maladies les plus souvent évoquées.
Les jeunes se percevant en mauvaise santé se disent limités dans les activités courantes (quatre sur 10) et mentionnent des problèmes de poids (de surpoids pour les filles et de sous-poids pour les garçons).
Au chapitre du poids, un adolescent sur six est en surcharge pondérale. L'origine sociale creuse les écarts dès l'adolescence, avec un enfant de cadre sur 10 qui se déclare en surcharge pondérale, contre un enfant d'ouvrier sur cinq.
Les filles se révèlent plus insatisfaites de leur image corporelle que les garçons, puisque parmi les filles qui présentent un poids normal, 40% se considèrent comme "un peu" ou "beaucoup" grosses.
Selon cette synthèse des données, le tabagisme est en régression. Un jeune sur trois déclarait fumer en 2005, contre quatre jeunes sur 10 en 2000, les filles fumant moins que les garçons (36% des filles âgées de 23 ans en moyenne déclarent fumer tous les jours).
Si l'alcoolisme reste stable, avec un jeune sur six déclarant consommer régulièrement de l'alcool, les ivresses sont en "léger recul", passant de 36% en 2000 à 32% en 2005. Une fois encore, les filles consomment moins d'alcool que les garçons.
La consommation de substances psycho-actives, elle, augmente: un garçon sur cinq déclare être un consommateur régulier, contre une fille sur 10.
La mortalité par suicide s'avère trois fois plus élevée chez les garçons que chez les filles de 15-24 ans.
En revanche, les filles tentent plus de mettre fin à leurs jours, souffrent davantage d'épisodes dépressifs majeurs (20% des filles en 2005) et d'anxiété. Elles consomment davantage de psychotropes: 12% disent avoir pris des anxiolytiques, 8% des somnifères et 5% des antidépresseurs.
UNE IVG SUR DEUX CONCERNE UNE JEUNE FILLE DE MOINS DE 25 ANS
L'âge d'entrée dans la sexualité reste stable, autour de 17,5 ans.
La pilule reste le mode de contraception le plus utilisé quel que soit l'âge, devant le préservatif dont l'utilisation concerne d'abord les 15-19 ans.
Les jeunes "connaissent globalement la contraception d'urgence et savent qu'une ordonnance est nécessaire". En revanche, le délai maximal d'efficacité (72 heures pour Norlevo* (lévonorgestrel, HRA Pharma), ndlr) est "mal connu des femmes et encore plus des hommes", peut-on lire dans le rapport de synthèse.
Près d'une interruption volontaire de grossesse (IVG) sur deux concerne une jeune fille âgée de moins de 25 ans, dont 15.000 IVG chez les mineures.
Un tiers des femmes ayant eu recours à l'IVG n'utilisait pas de contraception au cours du mois précédent l'IVG.
"Le premier recours effectué auprès d'un professionnel d'un centre de plannification familiale ou d'un centre de protection maternelle et infantile (PMI) est typique des très jeunes femmes" tandis que les 16-25 ans "s'adressent d'abord à leur généraliste".
Enfin, selon les baromètres santé 2000 et 2005, les jeunes se déclarent "très bien informés" sur le tabac, l'alcool, le cannabis, la contraception et le sida, se déclarent "plutôt bien informés" sur le cancer, l'alimentation, les infections sexuellement transmissibles, la vaccination et "plutôt mal ou très mal informés" sur la dépression et les problématiques environnementales.
La conférence biennale sur la santé des jeunes a été organisée avec la contribution de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de la direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques (Drees).
ca/ab/APM polsan
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PARIS, 30 octobre 2009 (APM)
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