Pharmacie
Les médicaments génériques ont permis d’économiser un milliard d’euros en 2009
[hopital.fr] Le marché des génériques est en constante augmentation. Il représente aujourd'hui plus de 23 % des boîtes de médicaments remboursées en France.
L'Assurance maladie et les représentants des pharmaciens ont conclu un accord visant à accélérer le remplacement des médicaments dont le brevet a expiré par des génériques. Outre l'engagement à atteindre un taux de substitution de plus de 80 % sur les molécules déjà génériquées (c'est-à-dire celles pour lesquelles la création de génériques est autorisée), les pharmaciens s'engagent également à "porter un effort particulier sur les molécules récemment inscrites au répertoire, et dont le potentiel économique est élevé". En 2009, les génériques qui existent depuis plus de 18 mois ont été préférés dans 82,5 % des cas aux produits de marque. La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) attribue ce succès "à la forte implication des pharmaciens dont la mobilisation ne se dément pas depuis 2006". Cette substitution a ainsi engendré plus d'un milliard d'euros d'économies, auxquels s'ajoutent 90 millions d'euros résultant de la baisse des prix des médicaments originaux, dès lors qu'un générique est lancé sur le marché. Le taux de pénétration est de 77 % pour les génériques les plus récents, ce qui témoigne de la substitution rapide entre génériques et médicaments originaux. Un "effort particulier" a été demandé aux pharmaciens pour les départements français se situant en deçà des 80 %, ainsi qu'un "effort ciblé" sur les molécules récemment génériquées et pouvant générer de fortes économies.
Si depuis 2006, les économies étaient en partie liées à la généralisation du dispositif "tiers payant contre génériques", elles sont dues cette année à l'élargissement du répertoire des génériques : 17 % de nouvelles molécules génériquées en 2009 contre 7 % en 2008. Des molécules cibles sont en effet en passe de tomber dans le domaine public. C'est le cas notamment du Valaciclovir (antiviral), du Losartan (anti-hypertenseur), de la Venlafaxine (antidépresseur) et du Clopidorel (anti-plaquettaire). Le Clopidorel, génériqué depuis le mois de septembre, représente à lui seul plus de 200 millions d'euros d'économie. Au total, le potentiel d'économies supplémentaires réalisées pourrait atteindre 300 M€. Un médicament générique coûte en effet environ 30 % mois cher que celui de marque, car les frais de recherche et de développement sont déjà amortis.
Ces 1,3 milliard d'économies attendues en 2010 grâce aux génériques prennent toute leur signification à la lumière du déficit de la sécurité sociale, évalué à plus de 30 milliards d'euros.
Pour plus de renseignements :
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/CP_generiques_nov_09_vdef.pdf
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