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Oncologie

Les maladies thyroïdiennes surviennent fréquemment chez les adultes en France

03.11.2009
[APM] Les maladies thyroïdiennes surviennent fréquemment chez les adultes en France, selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS).

Les dysthyroïdies et les événements thyroïdiens morphologiques, comme les goitres et les nodules, ont été identifiés comme facteurs de risque présumés du cancer de la thyroïde. Mais relativement peu d'études estimant leur incidence ont été trouvées dans la littérature, rappellent Carla Estaquio, de l'unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen) à Bobigny, et ses collègues.

Les chercheurs ont exploité de manière rétrospective les données de la cohorte SU.VI.MAX, qui a étudié la supplémentation en vitamines et minéraux anti-oxydants, et en particulier les données sur les pathologies thyroïdiennes entre 1994 et 2002 chez les hommes âgés de 45 à 60 ans à l'inclusion et chez les femmes de 35-60 ans.

L'incidence globale des dysthyroïdies a été estimée à 2%, celle de l'hypothyroïdie s'élevant à 1,3% pour un suivi moyen de 7,5 années.

Après 45 ans, les femmes étaient plus affectées par les maladies thyroïdiennes que les hommes.

Les taux annuels d'incidence de l'hypothyroïdie chez les femmes de la cohorte ont été estimés à 3,1 pour 1.000. Ils étaient inférieurs à 0,2 pour 1.000 chez les hommes.

Le faible nombre d'hyperthyroïdies (taux annuel d'incidence de 0,46 pour 1.000) dans la cohorte semble "cohérent au regard de la structure d'âge" de l'échantillon. L'hyperthyroïdie est une affection "à nette prédominance féminine affectant des sujets plutôt jeunes dans le cas de l'hyperthyroïdie basedowienne ou, au contraire, des sujets âgés lorsqu'elle est associée à un goitre ou à des nodules toxiques", notent les auteurs.

Après un suivi moyen de sept années, l'incidence globale des anomalies morphologiques a été estimée à 4,6%, celle des nodules s'élevant à 3,9%.

Les chercheurs expliquent cette incidence plus élevée des nodules thyroïdiens que celle retrouvée dans la littérature notamment par le fait que l'étude n'a pas utilisé la palpation du cou comme unique critère d'identification.

La faible incidence de goitres (0,6%) dans la cohorte est "sans doute due au fait que la France se trouvait dans une zone de déficience légère à modérée en iode. La survenue de goitres dans de telles zones est plus fréquente chez les individus âgés entre 30 et 40 ans, donc plus jeunes que l'âge au début du suivi de la cohorte SU.VI.MAX", ajoutent-ils.

Cette étude montre que l'incidence de ces maladies est "relativement élevée" dans la population générale, en particulier chez les femmes, concluent les auteurs.

(Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 3 novembre, n°41, p445-448)

vdb/ab/APM
redaction@apmnews.com

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SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 3 novembre 2009 (APM)



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