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Les antirétroviraux efficaces pour lutter contre la transmission du sida
[hopital.fr] A l'occasion de la conférence de la Société internationale sur le sida à Rome, plusieurs communications ont démontré l'efficacité des antirétroviraux comme moyen de prévention de la transmission de l'infection.
La 6e conférence de la Société internationale sur le sida (IAS), qui s'est tenue à Rome du 17 au 20 juillet et a réuni 5.500 chercheurs et responsables venus de 190 pays, a été l'occasion, pour tous les participants, de faire preuve d'un réel optimisme. Plusieurs communications sur les aspects préventifs des traitements contre le sida expliquent cet état d'esprit très positif.
Une première étude, d'origine américaine et menée auprès de 1.763 couples sérodiscordants (un membre du couple séropositif et l'autre non), a ainsi démontré qu'un traitement précoce à base d'antirétroviraux réduit de plus de 96% le risque de transmission au partenaire non infecté.
Deux autres études, menées notamment par une équipe de chercheurs du Centre d'excellence pour le HIV et le Sida de Vancouver (Canada), ont été conduites dans trois pays africains : l'une au Botswana et l'autre au Kenya et en Ouganda. Portant sur des personnes non contaminées mais prenant quotidiennement une combinaison de deux médicaments antirétroviraux, elles ont montré que les risques de contamination étaient réduits respectivement de 63% et 73%. Pour le docteur Elly Katabira, président de l'IAS, "le traitement préventif (TasP ou "Treatment as Prevention") est l'un des ajouts les plus importants et les plus prometteurs à la palette de stratégies de prévention dont nous disposons aujourd'hui".
Ces annonces ont suscité un vif enthousiasme chez les congressistes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui devait présenter ses recommandations sur le dépistage et le traitement des couples sérodiscordants, a finalement décidé de retarder cette publication, afin de mieux prendre en compte les résultats de ces études.
Le Dr Michel Kazatchkine - directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose - a toutefois affirmé que la lutte contre le sida était encore très loin d'être gagnée, malgré ces résultats très prometteurs. Il a en effet rappelé qu'avant d'envisager de traiter les personnes à risques, il faut d'abord assurer la couverture des besoins actuels à l'échelon mondial, qui est aujourd'hui de seulement 40%. Plusieurs intervenants ont également insisté sur la nécessité de ne pas oublier tout l'intérêt et l'efficacité du préservatif comme moyen de prévention.
Pour plus de renseignements :
http://www.ias2011.org
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