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Le type d’allaitement aurait un impact sur la programmation métabolique

11.5.2011

[hopital.fr] Une étude coréalisée par des médecins chercheurs en néonatalogie des Hospices Civils de Lyon et par Nestlé évalue l'impact de la nutrition de l'enfant pendant ses premiers jours sur sa santé et sur sa programmation métabolique. Eléments de présentation.

Ont été mesurées la croissance et la pression artérielle de 234 nouveau-nés à terme du service de néonatologie des Hospices Civils de Lyon, répartis en 3 groupes. Un groupe a reçu du lait maternel pendant les quatre premiers mois de la vie, les deux autres ont reçus soit une formule à faible teneur en protéines (1,8 gramme de protéines/100 kilocalories) soit une formule riche en protéines (2,7 g/100 kcal). La teneur en protéines des deux formules se trouvait donc bien dans la fourchette recommandée de 1,8 à 3 g/100 kcal.

Les chercheurs, qui ont suivi ces enfants jusqu'à l'âge de 3 ans, constatent que l'allaitement maternel exclusif pendant les premières jours de vie induit un modèle spécifique de croissance et un profil métabolique bien spécifique différent de ceux des nourrissons nourris au lait maternisé.  

Les schémas de croissance sont différents mais, à 3 ans, il n’existe plus aucune différence significative de taille, de poids ou de composition corporelle entre les groupes. L'exception se situe au niveau du périmètre crânien, légèrement inférieur dans le groupe nourris avec une formule à faible teneur en protéines, qui reste cependant dans la plage normale.

Privilégier l’allaitement maternel ?

A 3 ans, on constate un résultat inattendu : la pression artérielle est plus élevée chez les nourrissons qui ont consommé la formule riche en protéines par rapport aux nourrissons allaités au sein.

Il semblerait donc que l'allaitement artificiel induise des différences dans certains profils hormonaux, ainsi que dans les schémas de croissance par rapport à l'allaitement maternel. Si les conséquences à long terme ne sont pas encore bien comprises, ces changements pourraient jouer un rôle dans la santé des enfants une fois ceux-ci devenus grands. Les auteurs de l’étude concluent que, si l'allaitement n'est pas possible, le nourrisson doit être nourri avec une formule qui aboutisse à un schéma de croissance et à un profil métabolique similaire à celui des nourrissons allaités au sein.

L’étude est disponible auprès des Pediatric Academic Societies (PAS) “Growth, Body Composition and Blood Pressure (BP) at 3 Years of Age in Infants Breastfed (BF) or Formula Fed (FF) with Different Protein Levels during the First 4 Months of Life”.



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