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Cancer

Le Circ reclassifie les cabines et les lampes de bronzage en produits cancérogènes

29.7.2009
[APM] Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ, IARC en anglais) a décidé de reclassifier les rayonnements UV (dont les lampes et les cabines de bronzage) en catégorie 1, celle des produits cancérogènes, selon un article publié dans le Lancet Oncology.

Ces produits étaient jusque-là considérés de catégorie 2A, "probablement cancérogènes", rappelle-t-on. Avec l'ensemble des rayons UV (A, B et C), ils rejoignent donc d'autres radiations ionisantes (radon, plutonium, radium, etc), ainsi que le tabac, l'amiante et l'arsenic.

Prise lors d'une réunion en juin au Circ, l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Lyon, cette décision repose sur des données de 2006, montrant une hausse de 75% du risque de mélanome cutané chez les moins de 30 ans utilisant ce matériel de bronzage.

Des études cas-contrôle ont par ailleurs suggéré un risque accru de mélanome oculaire, rappelle le Circ. Les études menées chez les soudeurs confirmeraient cet effet, mais il demeure une incertitude du fait de l'exposition de la profession à plusieurs agents cancérogènes.

Contacté mercredi par l'APM, le président du Syndicat national des dermatologues-vénérologues (SNDV), Georges Reuter, a qualifié la décision du Circ de "tout à fait justifiée". Cela fait "plusieurs années que [le syndicat] communiquait dans ce sens", a-t-il rappelé.

"Je ne pense pas qu'il faille interdire [ces produits], interdit-on le tabac parce qu'il est cancérogène?", a toutefois indiqué Georges Reuter.

"Il faut informer le public, former le personnel chargé de leur installation" et respecter la réglementation en vigueur sur leur contrôle, qui "n'est pas appliquée", a-t-il considéré.

Interrogé sur la limite à ne pas dépasser, Georges Reuter "considère qu'entre 10 et 15 séances par an, on reste à un niveau raisonnable, même si on ne le conseille pas".

Dans un communiqué de réaction publié mercredi, la Sunbed Association, qui regroupe des fabricants de cabines de bronzage, se montre sceptique quant à cette reclassification.

Elle évoque des recherches selon lesquelles "plus de 80%" des utilisateurs seraient "très conscients" de ces effets, tandis que "la majorité" ne pratiqueraient pas plus de 20 séances annuelles en cabine.

(Lancet Oncology, vol.10, n°8, p.751-752)

rl/ab/APM
redaction@apmnews.com

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LONDRES, 29 juillet 2009 (APM)



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