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Epidémiologie

Lancement de l'étude Epipage 2 sur la prématurité

30.3.2011

[APM] L'étude nationale épidémiologique sur la prématurité Epipage 2, qui suivra des grands prématurés et des prématurés modérés jusqu'à leur entrée au collège, a été lancée lundi, a annoncé l'Inserm mardi dans un communiqué.

Cette étude prévoit de suivre plus de 4.000 enfants prématurés jusqu'à l'âge de 11-12 ans, qui seront comparés à un groupe de référence de 1.000 enfants nés à terme participant à la cohorte Elfe, lancée au même moment.
 
L'étude Epipage 1, lancée en 1997, sur les grands prématurés dans neuf régions françaises, a montré que la mortalité et la morbidité néonatales restaient élevées et les handicaps fréquents, malgré les progrès accomplis, rappelle l'Inserm. Près de 40% de ces grands prématurés présentaient ainsi un trouble moteur ou sensoriel ou un retard intellectuel à 5 ans.
 
La situation a changé depuis 1997, "les enfants prématurés sont plus nombreux, leur survie s'est améliorée et les pratiques en obstétrique et néonatologie ont évolué", d'où la nécessité d'une nouvelle étude pour voir ce que deviennent ces enfants au-delà des premières semaines de vie.
 
Le recueil d'information est mis en place depuis lundi dans les 22 régions métropolitaines ainsi qu'en Martinique, Guyane, Guadeloupe et à La Réunion. Il concerne les enfants grands prématurés, nés avant la fin du septième mois de grossesse, et les prématurés modérés, nés au début du huitième mois.
 
Ils seront suivis aux âges de 1, 2, 5, 8 puis 11-12 ans.
 
Les objectifs sont de "mieux connaître le devenir des enfants grands prématurés et de leurs familles", mais aussi d'évaluer les effets de l'organisation des soins et des pratiques médicales sur la santé et le développement des enfants prématurés, évaluer les besoins de prise en charge spécifique pendant l'enfance, mieux connaître les parcours des familles et les questions éthiques posées par la prise en charge des enfants extrêmement prématurés au moment de la naissance et en soins intensifs.
 
L'étude a également pour but d'améliorer les connaissances sur les causes et les conséquences de la prématurité. Il est prévu d'étudier la valeur pronostique des anomalies cérébrales sur le développement neurologique et les troubles des fonctions cognitives, d'analyser l'impact des apports nutritionnels et des anomalies de l'installation de la flore intestinale sur la santé et le développement des enfants, et de rechercher des marqueurs biologiques des complications en relation avec la prématurité.
 
Le projet est financé par l'Institut de recherche en santé publique/Institut thématique santé publique, ainsi que par les ministères en charge de la santé et de la recherche, l'Inserm, l'Institut national du cancer (Inca), la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et la Fondation PremUp.
 

logo APM (Agence de Presse Médicale)

 29/03/2011

cd/ab/APM
redaction@apmnews.com
 



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