Grossesse
La vaccination antigrippale des femmes enceintes divise par trois le risque de grippe chez les nourrissons
[APM] La vaccination des femmes enceintes contre la grippe divise par trois le risque de grippe chez les nourrissons dans les six premiers mois et diminue de près d'un tiers le risque de maladie respiratoire fébrile, montre une étude conduite au Bengladesh.
La grippe chez les femmes enceintes peut conduire à des hospitalisations et des malformations. De plus la grippe dans les premiers mois de vie conduit aussi à des hospitalisations et fragilise le nourrisson, le prédisposant aux pneumonies bactériennes ou aux otites.
C'est pourquoi la vaccination contre la grippe des femmes enceintes est recommandée par l'OMS depuis 2005, les anticorps transmis par la mère au foetus protégeant ensuite l'enfant durant les premiers mois de vie (elle n'est pas remboursée dans ce cadre en France, note-t-on). Mais peu de femmes enceintes se font vacciner contre la grippe, notent K. Zaman de l'International Centre for Diarrheal Disease Research à Dhaka et ses collègues.
Il n'existait pas d'étude randomisée sur le sujet. Pour y remédier, ils ont conduit une étude dans laquelle des femmes enceintes étaient vaccinées soit contre la grippe soit contre le pneumocoque, ces dernières ayant servi de contrôles.
L'étude a été conduite chez 340 femmes enceintes. Le risque de grippe de leurs enfants a été étudié jusqu'à 24 semaines.
Il y a eu six cas de grippe parmi les nourrissons dont les mères s'étaient fait vacciner, contre 16 cas dans le groupe contrôle, soit une efficacité du vaccin de 63%.
Le risque de maladie respiratoire fébrile était diminué de 29% (110 cas contre 153).
Il y avait également un bénéfice pour la mère. Le risque de maladie respiratoire fébrile était diminué de 36%.
(New England Journal of Medicine, édition en ligne accélérée du 17 septembre; la publication est prévue pour le 9 octobre)
WASHINGTON, 17 septembre 2008 (APM)
fb/co/APM
redaction@apmnews.com
La santé en clics