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Diabète

La quasi-totalité des diabétiques auraient un trouble auditif, selon une étude

09.6.2009

[APM] La quasi-totalité des diabétiques souffriraient de trouble auditif, dont l'intensité est liée à la gravité du diabète, selon une étude épidémiologique dont les résultats ont été présentés au congrès de l'American Diabetes Association (ADA) à la Nouvelle Orléans.

(Par l'envoyé spécial d'APM, François BOISSIER)

Les atteintes auditives étaient jusqu'à récemment peu prises en compte chez les diabétiques, chez lesquels on est plus préoccupé par les atteintes oculaires et rénales ainsi que les neuropathies. Mais une étude récente (cf dépêche APM SLLFH001) a montré que l'audition pouvait aussi être touchée. Mohamed Ismail et ses collègues de Mangalore en Inde ont voulu préciser ce nouveau risque.

Ils ont conduit une étude cas-contrôle, comparant 50 diabétiques et 50 personnes saines, qui ont tous subi des examens d'audiométrie. Les personnes ayant reçu des traitements par des médicaments ototoxiques, celles exposées au bruit durant leur travail et celles ayant eu des traumatismes crâniens étaient exclues.

Une perte auditive a été détectée chez la quasi-totalité des diabétiques : 94%, et c'était le cas chez 100% de ceux dont l'HbA1c était supérieure à 7%. Ce n'était le cas que de 18% des contrôles.

Certes, toutes ces pertes auditives n'étaient pas importantes. Elles étaient considérées comme légères chez 55,5% des patients, modérées chez 35% et sévères chez 9%.

Mais il y avait une corrélation entre l'intensité du trouble auditif et la durée du diabète. Pour les diabètes diagnostiqués depuis plus de huit ans, seuls 8,3% des patients présentaient un trouble léger, 75% avaient une atteinte modérée et 16,7% une atteinte sévère.

De plus, tous les patients diabétiques de plus de 50 ans présentaient une altération de leur capacité auditive.

Les auteurs reconnaissent que leur étude est limitée par la petite taille de l'échantillon étudié mais estiment que les troubles auditifs sont très fréquents chez les diabétiques alors même qu'ils ne sont pas diagnostiqués. "Avec de plus en plus de personnes âgées vivant longtemps avec un diabète, [leur observation] devient plus importante". Ils concluent en faisant l'hypothèse qu'un traitement intensif du diabète pourrait permettre de réduire cette complication.

fb/eh/APM
redaction@apmnews.com

logo APM (Agence de Presse Médicale)

LA NOUVELLE ORLEANS, 9 juin 2009 (APM)



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