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La présence d'un anesthésiste pendant la coloscopie associée à un bénéfice clinique accru pour le dépistage du cancer colorectal
[APM] La présence d'un anesthésiste pendant la coloscopie est associée à un bénéfice clinique statistiquement supérieur, quoique faible, vis-à-vis du dépistage du cancer colorectal, selon une étude américaine présentée mardi à Chicago à la Digestive Disease Week (DDW).
Le recours à un anesthésiste pour administrer une "sédation" en routine pendant la coloscopie est plus coûteux que de faire appel à un autre intervenant. Cependant, son impact en termes d'efficacité clinique n'est pas connu, rappellent Brooks Cash, du National Naval Medical Center à Bethesda (Maryland), et ses collègues, dans le résumé écrit de leur présentation.
Les chercheurs l'ont évalué à partir de la base de données de l'American Gastroenterological Association Digestive Health Outcomes Registry (AGA Registry), et plus précisément sur près de 4 millions de coloscopies index réalisées sur une dizaine d'années, avec une "sédation" administrée par un anesthésiste dans un quart des cas, est-il précisé dans un communiqué de presse.
L'étude a montré que le taux de détection de polypes, défini par le nombre de coloscopies où des polypes sont détectés sur le nombre total de coloscopies, était significativement supérieur en présence d'un anesthésiste (22,8%) qu'en son absence (21,1%).
Le taux d'incidence du cancer colorectal dans les trois ans suivant la coloscopie était significativement inférieur en présence d'un anesthésiste (2,7%) qu'en son absence (2,9%).
Les différences absolues sont cependant petites et le gain clinique obtenu doit être comparé avec le coût du recours à un anesthésiste, soulignent les auteurs.
En France, les anesthésistes ont affiché à la mi-avril leur opposition à la pratique d'une "sédation" par des non-spécialistes pour certains actes invasifs, dont la coloscopie, rappelle-t-on.
10/05/2011
vdb/ab/APM
redaction@apmnews.com
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