Dépistage
Journée nationale de la prostate : l’occasion de se faire dépister
[hopital.fr] A l’occasion de la Journée nationale de la prostate, qui se déroule ce 15 septembre, coordonnée par l’Association française d’urologie (AFU), les urologues sensibilisent le grand public sur les pathologies prostatiques et proposent des dépistages.
En 2011, l’AFU a décidé de mettre l’accent sur « la mosaïque des cancers de la prostate » selon son Vice-président Georges Kouri, avec une prise en charge sur mesure pour chaque patient. L’association insiste aussi sur l’importance de la transdisciplinarité de la prise en charge et du suivi réalisés en relation avec le médecin généraliste.
Le Pr Patrick Coloby, Président de l’AFU, a rappelé que « la prise en charge était centrée sur le patient, la décision collective reposant sur des expertises croisées dans le but de proposer la ou les options validées les plus adaptées ». Il a ajouté que, pour chaque cancer et pour chaque homme atteint, « il s’agit de viser au plus juste pour éviter sur et sous traitements ».
Le cancer masculin le plus fréquent
Le cancer de la prostate concerne 300 000 hommes en France, avec environ 71 500 nouveaux cas chaque année*. C’est le cancer le plus fréquent : il touche un homme sur six entre 60 et 79 ans.
Ce cancer est la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme, la première, après 50 ans.
Selon les données publiées en 2011 par l’Institut de Veille Sanitaire, la mortalité liée à la maladie a baissé de 33 % entre 1990 et 2008 (soit en moyenne 3 % par an), grâce aux progrès réalisés en termes de diagnostic, de spécification de la tumeur et de prise charge.
L’âge médian de la découverte du cancer de la prostate est de 70 ans avec la répartition par âge suivante :
- Près de 30 % avant 65 ans (dont 0,5 % avant 50 ans) ;
- Plus de 35 % entre 65 et 74 ans ;
- 32 % après 75 ans.
Aujourd’hui, la prise en charge du cancer de la prostate est de plus en plus personnalisée. Elle tient compte de la nature de la tumeur, l'avancement du cancer, l'âge du patient, son état général, l’existence de symptômes, ses choix de vie.
Elle est mise en œuvre, en accord avec le patient, par une équipe pluridisciplinaire dont les expertises croisées sont un gage de qualité des soins.
Comme le Groupe hospitalier Saint Joseph à Paris dans le XIVe arrondissement, de nombreux hôpitaux organisent aujourd’hui des consultations gratuites de dépistage.
* Estimation 2010 publiée dans Les Traitements du cancer de la prostate, collection Guides patients Cancer info, INCa , novembre 2010.
La santé en clics