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Cancer

Cancer : le taux de survie des malades progresse

30.4.2010
[hopital.fr] Chaque année en France, 320.000 personnes sont diagnostiquées pour un cancer. La taux de survie à cinq ans est désormais de 50%. Toutefois, chaque cancer se caractérise par des évolutions propres et certains présentent toujours un mauvais pronostic.

L'Institut national du cancer (INCa) vient de publier un rapport sur la survie des adultes atteints d'un cancer pour les 25 localisations cancéreuses les plus fréquentes en France. Il s'inscrit dans la mise en oeuvre de deux mesures du Plan cancer 2009-2013 : produire et communiquer des informations sur le cancer et la cancérologie d'une part, développer la prise en charge sociale personnalisée et accompagner l'après cancer d'autre part.

Aujourd'hui, l'incidence des cancers augmente. Cette progression est due à plusieurs facteurs : allongement de la durée de la vie, amélioration des diagnostics, exposition croissante et prolongée à des facteurs de risque spécifiques à chaque cancer et liés aux comportements et à l'environnement.

En France et à l'étranger, les études montrent cependant que la survie des malades s'améliore grâce aux diagnostics précoces et aux traitements plus efficaces. Ainsi, de plus en plus de personnes vivent et vivront après un diagnostic de cancer.

Le rapport de l'INCa dresse un état des lieux du taux de survie des adultes atteints de cancer. Cet indicateur, différent selon le type de cancer, permet de prédire les chances de guérison. Généralement, les récidives de la maladie surviennent dans les premières années. Pour estimer les probabilités de guérison de cancer, les études appliquent donc des taux de survie à 5 et 10 ans. En France, tous cancers confondus, le taux de survie relative à cinq ans est estimé à 53%, soit 165.000 patients par an. Toutefois, les évolutions du cancer dépendent de sa localisation (organe touché) et de son stade d'évolution au moment du diagnostic. En effet, les cancers présentent des pronostics différents et, selon leur localisation, le taux de survie varie de 6 à 95%.

Ainsi, l'étude de l'INCa distingue trois niveaux. Les cancers de "bon pronostic" représentent 42% des cas de cancers (prostate, sein, mélanome, thyroïde, leucémie lymphoïde chronique, testicule, lèvres, maladie de Hodgkin) et offrent une survie à cinq ans égale ou supérieure à 80%.

La deuxième catégorie, les cancers de "pronostic intermédiaire" (33% des cas) présentent une survie à cinq ans comprise entre 20 et 80% selon la localisation et le stade d'évolution de la maladie : côlon et rectum, bouche et pharynx, lymphomes non hodgkiniens, vessie, rein, estomac, corps et col de l'utérus, myélome, ovaire, larynx et leucémies aiguës.

Enfin, la dernière classe, représentant 17% des cancers, concerne le "mauvais pronostic". Ces cancers présagent une survie à cinq ans égale ou inférieure à 20% : poumon et plèvre, foie, pancréas, œsophage et système nerveux central.

Ce rapport met en évidence le fait que chaque cancer se caractérise et évolue selon des spécificités propres. Cependant, l'augmentation du nombre de personnes vivant après un diagnostic de cancer pose de nouveaux défis. D'un point de vue médical d'abord, ces patients sont souvent suivis régulièrement. Il faut donc renforcer l'organisation des soins. En termes d'accompagnement social, il s'agit, par exemple, de favoriser la réinsertion professionnelle des personnes guéries d'un cancer ou vivant avec la maladie.

Le rapport peut être consulté sur le site de l'INCa.



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