Affections de longue durée
Bilan à mi-parcours pour le plan "Maladies chroniques"
Lancé il y a trois ans, le "Plan 2007-2011 pour l'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques" vise à la fois un meilleur suivi et un meilleur confort des personnes atteintes de maladies chroniques. L'enjeu est considérable, puisque ces affections concernent près d'un adulte sur quatre. Le terme de maladies chroniques - ou affections de longue durée, pour les prises en charge de l'assurance maladie - recouvre en effet de nombreuses maladies comme le cancer, le diabète, les affections cardiovasculaires, le sida, mais aussi des troubles mentaux de longue durée.
Le plan 2007-2011 comporte quatre grands axes :
- mieux connaître sa maladie pour la gérer (information des patients et éducation thérapeutique);
- élargir la médecine de soins à la prévention (formation des médecins à l'éducation thérapeutique et meilleure prise en compte de cette dernière...);
- faciliter la vie quotidienne des malades (accompagnement personnalisé des malades, meilleure prise en compte des maladies chroniques dans le monde du travail...);
- mieux connaître les besoins (épidémiologie, développement de la recherche scientifique...).
Ces quatre grands axes se déclinent en une quinzaine de propositions très concrètes.
Chaque année, un comité de suivi du plan - dans lequel sont représentés tous les acteurs concernés - dresse un état de l'avancement de sa mise en œuvre. Le dernier rapport, qui porte sur l'année 2009, vient d'être remis à la ministre de la Santé.
Cette année a connu plusieurs avancées significatives. C'est le cas, par exemple, pour l'axe 2 évoqué ci-dessus, qui a vu notamment la mise en place d'une série d'actions de formation des professionnels de santé à l'éducation thérapeutique des patients, ainsi que le lancement d'une expérimentation de "coordinateurs de soins", chargés d'assurer une meilleure coordination entre les différents intervenants auprès d'un même patient.
En matière d'amélioration de la vie quotidienne, les principales mesures concrétisées l'an dernier ont concerné notamment la création de places supplémentaires en services de soins infirmiers à domicile (Ssiad), ainsi qu'en appartements de coordination thérapeutique, en services d'éducation spéciale et de soins à domicile (pour les enfants malades ou handicapés) et en service d'accompagnement médicosocial pour adultes handicapés. En matière d'amélioration de la connaissance des besoins, l'année 2009 a vu en particulier le déploiement de plusieurs études sur les conséquences des maladies chroniques en termes de qualité de vie.
Mais la principale avancée de l'année reste, sans conteste, la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (dite aussi loi HPST). Son article 84 a en effet inscrit, pour la première fois, l’éducation thérapeutique du patient et les dispositifs d’accompagnement psychosociaux dans le Code de la santé publique. Un cahier des charges national, en cours de validation, devrait traduire concrètement les effets de cette reconnaissance législative.
Vous pouvez consulter le rapport sur le site du ministère de la Santé.
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