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Médicaments

Baisse de prix d'une pilule de deuxième génération

03.11.2011

[APM] Le ministère de la santé a confirmé mardi dans un communiqué l'entrée en vigueur à compter du même jour de la baisse d'entre 12% et 15% du prix d'une pilule contraceptive de deuxième génération minidosée.

Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, Xavier Bertrand, avait annoncé dimanche une baisse imminente d'entre 12% et 15% du prix des pilules de deuxième génération, le cabinet du ministre ayant par la suite indiqué à l'APM que cette baisse devait entrer en vigueur mardi.

Le ministère précise dans le communiqué que cette décision a été publiée au Journal officiel du 19 juillet.

Selon la décision, cette baisse de prix prend la forme d'une instauration de tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) pour une seule pilule de deuxième génération, Adepal* (lévonorgestrel 150 µg et éthinylestradiol 30 µg, Codepharma), et ses génériques (lévonorgestrel 100 µg et éthinylestradiol 20 µg).

Le TFR de ces pilules a été fixé à 2,21 euros pour une boîte de 21 comprimés et 5,08 euros pour une boîte de 63 comprimés.

Le ministère note que le coût des pilules de deuxième génération minidosées les plus chères était jusqu'alors pour trois mois (soit trois plaquettes) de 7,65 euros et qu'il passait désormais à 6,63 euros.

Ce prix est égal à celui d'autres pilules de deuxième génération remboursées, dont Minidril* (30 µg d'éthinylestradiol + 150 µg de lévonorgestrel, Codépharma), Trinordiol* (30 µg d'éthinylestradiol + 50 µg de lévonorgestrel, Codépharma) ou encore Daily Gé (30 µg d'éthinylestradiol + 50 µg de lévonorgestrel, Pierre Fabre), note-t-on.

"Cela veut dire concrètement la contraception à deux euros par mois", met en avant le communiqué du ministère.

"Si l'on prend en compte la prise en charge à 65% par l'assurance maladie, c'est donc au maximum, si vous n'avez pas de mutuelle, 70 centimes par mois de reste à charge pour l'intéressée", ajoute-t-il.

Enfin, le ministère souligne qu'au-delà de cette mesure sur la contraception, "le gouvernement a également souhaité que soit améliorée l'éducation à la sexualité", rappelant le lancement fin octobre d'une nouvelle campagne de communication nationale sur les différentes méthodes de contraception.

"Il n'en reste pas moins qu'il faut favoriser autant que possible le dialogue au sein de la cellule familiale: c'est ça qui reste la priorité", pointe le ministère.

logo APM (Agence de Presse Médicale)

02/11/2011

cm/cb/APM polsan
redaction@apmnews.com



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