L'organisation de l'offre de soins sur le territoire

Le schéma régional d'organisation sanitaire

Le schéma régional d'organisation sanitaire (Sros) détermine les évolutions nécessaires de l'offre de soins, en vue de satisfaire d'une manière optimale la demande de santé, sur la base de l'analyse des besoins par territoire. Pour cela, le Sros :

  • fixe les objectifs prioritaires de la rĂ©gion dont la rĂ©alisation sera poursuivie, notamment avec la mise en Ĺ“uvre des contrats d’objectifs et de moyens,

  • dĂ©termine la rĂ©partition gĂ©ographique des installations et activitĂ©s de soins qui permettront d’assurer une satisfaction optimale des besoins de la population,

  • dĂ©termine les transformations de l’offre qui seront nĂ©cessaires Ă  sa rĂ©alisation (suppressions, crĂ©ations, regroupements...).

Le Sros développe également les modalités permettant d'améliorer la prise en charge des soins :

  • coordination des soins ville/hĂ´pital,

  • prise en charge mĂ©dico-sociale,

  • recomposition du tissu hospitalier.

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Le rôle des régions et des départements

Depuis la décentralisation, les départements exercent des compétences importantes en matière sociale et médico-sociale :

  • aide et l'action sociale en faveur des personnes âgĂ©es ;
  • aide et l'action sociale en faveur des adultes handicapĂ©s ;
  • aide sociale Ă  l'enfance (ASE) ;
  • protection maternelle et infantile (PMI) ;
  • lutte contre l'exclusion (RSA, fonds d'aide aux jeunes...).

En revanche, les compétences sanitaires transférées aux départements en 1982-1983 (vaccination, dépistage du cancer, lutte contre certains fléaux...) sont retournées à l'Etat en 2004.

Pour leur part, les régions ont reçu en 2004 compétence sur la formation initiale des personnels sociaux, médico-sociaux et paramédicaux. Elles peuvent également contribuer au financement de l'investissement (immobilier, équipements...).

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L'encadrement des activités

L'activité des hôpitaux et des maisons de retraite est encadrée par la planification sanitaire et médico-sociale. Pour prendre ses décisions, l'agence régionale de santé (ARS) s'appuie sur des organismes consultatifs, notamment le CROSS (comité régional d'organisation sanitaire et sociale) et le CROSMS (comité régional d'organisation sanitaire et médico-sociale).

L'ARS contrôle l'action des hôpitaux au regard des objectifs de santé publique. En outre, la qualité des prestations est évaluée par la Haute autorité de santé (HAS), qui assure la certification des établissements et valide des référentiels de bonne pratique.

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La coopération entre acteurs de santé

Dans son fonctionnement quotidien, l'hôpital ne peut tout faire seul. Il est donc fortement encouragé à coordonner, voire à partager son activité avec d'autres structures et acteurs intervenant dans le domaine de la santé. Ceci répond à deux objectifs: une prise en charge plus globale et plus suivie du malade, ainsi qu'une optimisation des coûts. La coopération peut prendre plusieurs formes : conventions entre établissements, syndicats interhospitaliers, groupements de coopération sanitaire, communautés hospitalières de territoire...

Pour leur part, les réseaux associent de nombreux intervenants - dont l'hôpital, le secteur médico-social et la médecine de ville -, souvent dans l'objectif de mieux prendre en charge une pathologie particulière (sida, toxicomanie, maladies neuro-dégénératives...). Il existe plusieurs types de réseaux :

  • Les rĂ©seaux inter-Ă©tablissements sont souvent spĂ©cifiques Ă  une activitĂ© de soins particulière : rĂ©seaux d'urgence, rĂ©seaux de pĂ©rinatalitĂ©, rĂ©seaux spĂ©cifiques Ă  une pathologie comme le cancer...
  • Les rĂ©seaux thĂ©matiques ont vocation Ă  transmettre un savoir ou un mode de traitement très spĂ©cifique. D'abord Ă  l'intĂ©rieur de l'hĂ´pital, puis vers ses partenaires hospitaliers et vers la mĂ©decine de ville enfin, lorsque les malades quittent l'hĂ´pital (rĂ©seaux de lutte contre la douleur, rĂ©seaux psychiatriques...).
  • Les rĂ©seaux de santĂ© de proximitĂ© : souvent créés Ă  l'initiative d'un acteur de santĂ© de terrain, ces rĂ©seaux sont gĂ©nĂ©ralement peu formalisĂ©s, mais ils sont dynamiques et adaptĂ©s aux besoins de la population.

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