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La CNSA publie une cartographie européenne de trois aides techniques
[hopital.fr] La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient de publier une étude comparant au niveau européen la prise en charge, les marchés et les prix de trois aides techniques : les aides auditives, les aides à la communication pour déficients visuels, et les fauteuils roulants.
Réalisée par la société Alcimed, cette cartographie a été commandée par la CNSA dans le but d’identifier les meilleures pratiques européennes et d’optimiser la prise en charge des aides techniques en France. L’enquête a porté sur le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suède, l’Italie et l’Espagne.
Une prise en charge variable selon les pays
L’enquête observe que les niveaux de prise en charge des aides techniques et les prestations fournies varient fortement en Europe, et ce bien que le montant global des investissements financiers soit équivalent d’un pays à l’autre. Cette variation s’explique par la diversité des systèmes. En outre, plus les procédures de prise en charge sont complexes, moins l’accès aux aides techniques est important.
Des différences se dégagent toutefois selon le type d’aide technique. La filière des aides auditives est la plus claire et la mieux structurée, tandis que l’accès aux aides visuelles est en général difficile.
Des marchés similaires
La comparaison des marchés des aides techniques montre que ceux-ci sont très concentrés, et dominés par des fabricants leaders internationaux. La logique de détermination des prix n’est pas toujours évidente.
Enfin, les produits les plus utilisés pour les aides auditives et les fauteuils roulants sont ceux d’entrée de gamme et de gamme moyenne, car ce sont les mieux remboursés.
Un manque de suivi des produits
L’enquête a pu constater un manque de suivi général dans l’utilisation et l’usage des aides techniques. Au moment de l’achat, les équipes d’évaluation sont peu sollicitées : le distributeur est souvent le seul à intervenir dans le choix. Le suivi des préconisations et le contrôle de la pertinence de la prescription sont également insuffisants, que ce soit du côté des professionnels de santé ou des distributeurs. Enfin, la qualification des distributeurs n’est pas réellement contrôlée.
Les recommandations de l’étude
À partir de ce constat, les auteurs de l’étude formulent une série de recommandations, parmi lesquelles se trouvent un meilleur suivi des usagers, une optimisation de l’accès aux aides techniques, une implication de tous les acteurs dans la détermination des prix, ou encore une amélioration de la visibilité des associations.
La synthèse des résultats de l’enquête est téléchargeable sur le site de la CNSA.
