Environ 1.800 chirurgiens orthopédistes engagés dans une démarche d'accréditation
[APM] Près de 1.800 chirurgiens orthopédistes sont engagés dans une démarche d'accréditation sur les quelque 3.000 praticiens que compte la spécialité, a indiqué mardi le président d'Orthorisq, le Dr Jacques Caton, au cours d'une conférence de presse.
Orthorisq, le premier organisme agréé par la Haute autorité de santé (HAS) pour procéder à l'accréditation des chirurgiens orthopédistes, a procédé à l'accréditation de 892 médecins depuis sa mise en place en juin 2007.
Cette démarche d'accréditation "recueille l'adhésion" des chirurgiens orthopédistes, s'est félicité le Dr Jacques Caton, président d'Orthorisq, au cours d'une conférence de presse organisée par la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot) pour présenter son 84ème congrès annuel, qui se tiendra du lundi 9 au vendredi 13 novembre.
Depuis sa création, l'organisme de gestion du risque a accepté 1.668 dossiers, dont 772 sont en cours de traitement. L'organisme en a rejeté 72, essentiellement pour des raisons administratives, certains d'entre eux étant mal remplis.
L'accréditation continue en revanche de poser "un problème" en milieu hospitalier car "la démarche n'est financée ni par l'établissement, ni par le ministère", a indiqué le Dr Caton. "Il est donc difficile" aux médecins de financer cette gestion du risque.
Selon la Sofcot, "ce succès [de l'accréditation] a permis à la profession de rétablir une discussion franche et ouverte avec les assureurs, qui a déjà abouti à une stabilisation des primes".
A titre individuel, l'accréditation Orthorisq permet de satisfaire à l'évaluation des pratiques professionnelles (EPP). L'accréditation donne lieu à une prise en charge par la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) de deux tiers des assurances en responsabilité civile professionnelle pour les praticiens exerçant en secteur 1, et de 55% pour ceux exerçant en secteur 2.
Au cours de la conférence de presse, la Sofcot s'est ému des difficultés démographiques que devrait connaître la spécialité au cours des prochaines années.
"Nous allons vers une crise sans précédent de la chirurgie orthopédique", a prévenu le Dr Caton, soulignant que 75 médecins étaient formés tous les ans alors "qu'il aurait fallu en former 210 en 2010" pour répondre aux besoins de la population.
En tenant compte des gardes et astreintes, les chirurgiens orthopédistes travaillent 75 heures en moyenne par semaine, selon le président d'Orthorisq.
La Sofcot a par ailleurs réalisé une étude sur le stress, dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l'hôpital Lariboisière à Paris (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP), qui révèle notamment une "auto-évaluation" du stress "importante" du personnel soignant, de 85 sur une échelle de 100.
ca/ab/APM polsan
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PARIS, 3 novembre 2009



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