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Actualités 12/09/2013

***** (3 notes)

Arrêt cardiaque en dehors de l'hôpital: 7% de survie (étude française)

Résultats d'étude sur les arrêts cardiaques hors hôpital
[APM] - Sept pourcents des patients qui subissent un arrêt cardiaque en dehors du milieu hospitalier survivent, selon une étude française présentée mardi au congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC), à Amsterdam.

"Le taux de survie suite à un arrêt cardiaque est resté faible ces 40 dernières années, malgré des investissements importants, et l'épidémiologie de la mort subite cardiovasculaire en Europe de l'Ouest n'est pas clairement établie", a estimé Xavier Jouven de l'unité Inserm au Paris-centre de recherche cardiovasculaire (Parc) à l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, Paris, AP-HP), qui a dirigé l'étude, dans un communiqué de l'ESC.
Les données proviennent de 3.812 patients ayant subi un arrêt cardiaque en dehors du milieu hospitalier et pour lesquels le Samu a été appelé. Elles ont été rassemblées pendant deux ans au sein du registre SDEC (Paris Sudden Death Expertise Centre).
Les cas sont survenus en grande majorité au domicile du patient (72% des cas) et en présence de témoins dans 81% des cas. 
Une réanimation cardiopulmonaire (RCP) n'a été tentée que dans 42% des cas. Les patients ne sont arrivés vivants à l'hôpital que dans 34% des cas, et en sont ressortis vivants dans 7% des cas.
"La majorité des arrêts cardiaques ont lieu en dehors de l'hôpital", a rappelé Xavier Jouven. "Des programmes communautaires devraient être mis en place. L'entourage des personnes à risque cardiovasculaire devrait apprendre la RCP et s'entraîner régulièrement pour rester à niveau".
L'hypothermie thérapeutique et une reperfusion coronaire précoce étaient statistiquement associées à une plus grande chance de survie, mais n'étaient pratiquées que chez 58% des patients. "La plupart des patients devraient bénéficier de ces deux procédures", a suggéré Xavier Jouven.
Les auteurs ont également identifié les principaux facteurs de diagnostic. Les patients choquables avaient près de 16 fois plus de chance de survivre à leur arrêt cardiaque que les non-choquables tandis que la survenue de l'arrêt cardiaque au domicile divisait les chances de survie par deux.

UN SCORE POUR PREDIRE LA MORT SUBITE

Au cours du congrès, d'autres travaux menés à l'aide du registre SDEC sous la direction de Xavier Jouven ont été présentés. Les auteurs y détaillent une tentative de mise au point d'un score permettant de prédire la mort subite une minute avant qu'elle ne survienne effectivement, chez des patients ayant un infarctus avec sus-décalage du segment ST.
Parmi les 8.112 patients de leur analyse, 5,6% ont fait une mort subite en présence d'une équipe médicale. Les prédicteurs les plus importants de mort subite étaient un âge jeune, l'obésité, l'absence de diabète, l'essoufflement et une période de temps courte entre la douleur et l'appel adressé aux services d'urgence.
Les auteurs précisent que ces cinq informations peuvent facilement être obtenues de la part de témoins non médecins au cours de leur contact avec les services d'urgence.

logo APM (Agence de Presse Médicale)

 Article publié le 09/09/2013

dc/fb/ab/APM
redaction@apmnews.com

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